Al Ahminou Lo annonce la publication des documents d’arbitrage budgétaire

Sur la gouvernance financière, le Premier ministre appelle à vérifier les informations qui circulent au sujet de la dette publique et des crédits spéciaux. Il reproche à ses détracteurs de recourir à des arguments qu’il juge populistes dans le débat budgétaire.

Sa défense de la gestion de la dette s’inscrit dans un débat où les choix de restructuration ont divisé les responsables concernés. Ousmane Sonko a affirmé mardi, en revenant sur la loi de finances rectificative, que seul Al Amine Lô était favorable à cette option. « L’ancien ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, l’actuel ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, et moi-même, personne n’avait accepté la restructuration de la dette. Seul Al Amine Lô était d’accord », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre met en garde contre les affirmations diffusées sans vérification. « Ce n’est pas parce qu’une personne dit quelque chose que c’est la vérité », a-t-il lancé, en invitant ses contradicteurs à contrôler leurs informations.

Les crédits spéciaux font eux aussi l’objet d’un débat sur la transparence et le contrôle. À l’Assemblée nationale, Chérif Ahmed Dicko, président de la commission des finances et du contrôle budgétaire, a défendu une proposition de loi organique visant à soumettre ces fonds à la surveillance des députés. Le député de Pastef y voit un moyen de rendre les opérations budgétaires plus lisibles et de mieux fixer les règles d’attribution et d’utilisation de ces crédits, alors que l’engagement prêté aux autorités actuelles de les supprimer ou de les encadrer en cas d’arrivée de Pastef au pouvoir alimente les discussions.

Le chef du gouvernement s’est aussi opposé à une dissolution précipitée des agences publiques. Il a expliqué que l’exécutif procède à un examen de qualité afin de déterminer les structures à conserver et de redéployer le plus grand nombre possible de personnes. Cette position a été rapportée par Rewmi, qui relaie également son rejet de toute « mauvaise foi » dans le débat.

Al Amine Lô a enfin déclaré que l’exécutif rendrait publics l’ensemble des documents d’arbitrage budgétaire afin que les citoyens puissent évaluer les choix effectués.

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