La restructuration budgétaire doit préserver en priorité les filets sociaux, selon le Premier ministre Al Ahminou Lo. Les aides publiques sont au cœur de la défense des choix du gouvernement face aux critiques, alors que leur montée en charge rend la question de leur financement plus pressante.
En conférence de presse dimanche, Al Ahminou Lo a indiqué que le nombre de bénéficiaires des bourses sociales au Sénégal serait porté à 400 000 cette année, puis à un million l’année prochaine. Il a rappelé que le pays compte un million de ménages pauvres et affirmé que les priorités sociales avaient été placées au premier rang. Pressafrik rapporte également son rejet des accusations de coupes aveugles dans les services de base.
L’élargissement s’appuie sur la restructuration du Registre national unique, qui sert à identifier les ménages éligibles. Après recertification, le dispositif doit concerner 469 497 familles en 2026, contre 355 013 en 2024, et les crédits qui lui sont dédiés ont été relevés de 35 à 70 milliards de francs CFA. Le Premier ministre a annoncé la reprise du paiement des arriérés dès septembre ; la ministre de la Famille, Marie Angélique Diouf, a précisé que les versements interviendraient avant la fin du mois.
Cette progression soulève aussi la question de la soutenabilité du programme. Amadou Ba chiffre à 490 milliards de francs CFA le financement des bourses jusqu’en 2029 et critique le recours à la dette. Le ministre des Finances a indiqué que le gouvernement comptait puiser, en mars 2026, dans le Projet autonome de réponse d’urgence contingente de la Banque mondiale. Pour amortir l’inflation énergétique et soutenir ces aides, l’État a déjà recouru à un guichet de la Banque mondiale, avec 75 milliards de francs CFA affectés à l’énergie et 50 milliards aux bourses sociales.
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Le chef du gouvernement assure par ailleurs que les travaux des hôpitaux se poursuivent et que les projets différés seront réinscrits en priorité. Il a déclaré que l’assainissement de Touba était sécurisé pour 2027. En contrepartie de cet effort, les dépenses de fonctionnement général de l’administration centrale ont été réduites de 180 milliards de francs CFA. Les fournitures, conférences et cérémonies hors secteurs sociaux ont subi des abattements de 50 % à 80 %.






DONC UN MILLION DE MENDIANTS ANNÉE PROCHAINE C INCROYABLE