Afrique du Sud : le président de nouveau menacé de destitution

En Afrique du Sud, la Cour constitutionnelle a annulé ce vendredi une décision du Parlement qui empêchait toute procédure de destitution contre le président Cyril Ramaphosa. Ce retournement de situation met de nouveau en avant le scandale entourant les accusations de dissimulation de fonds.

La décision de la Cour de relancer cette affaire fait suite à une plainte déposée par le parti d’extrême gauche Economic Freedom Fighters (EFF).

Les faits remontent à 2020, lorsqu’une importante somme d’argent, près de 500 000 dollars en espèces, a été volée dans l’élevage de bétail du président et sa réserve de chasse.

Cyril Ramaphosa a été accusé de ne pas avoir signalé l’affaire à la police et de s’être exposé à un conflit d’intérêts dans cette affaire. Ses détracteurs évoquent aussi un abus de pouvoir.

En 2022, Cyril Ramaphosa avait facilement survécu à un vote de l’Assemblée nationale qui aurait pu déclencher une procédure visant à le destituer de ses fonctions.

« Il est déclaré que le vote de l’Assemblée nationale du 13 décembre 2022 […] est contraire à la Constitution, invalide, et qu’il est annulé », a déclaré la présidente de la Cour constitutionnelle, Mandisa Maya. La décision de la Cour de relancer cette affaire fait suite à une plainte déposée par le parti d’extrême gauche Economic Freedom Fighters (EFF).

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