Affaire Softcare : la Mission d’information parlementaire relève plusieurs dysfonctionnements institutionnels

Au-delà des aspects strictement techniques, la Mission d’information parlementaire a également mis en évidence plusieurs dyAffaire Softcare : la Mission relève plusieurs dysfonctionnements institutionnels fonctionnements institutionnels.

Le rapport relève notamment des « incohérences dans les rapports d’inspection et leur exploitation », ainsi qu’une « absence de coordination efficace entre les différents acteurs institutionnels ».

La Mission d’information parlementa fait également état d’une « rupture d’alignement interne au sein de l’ARP ». Elle pointe enfin une gestion de la communication publique « marquée par des contradictions et une perte de maîtrise du message ».

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Un commentaire

  1. Le ministre des Épitaphes :

    Au Sénégal, nous avons un ministre de la Santé dont la santé est si insolente qu’il ne remet jamais les pieds dans une structure hospitalière. Un spectre institutionnel, aux abonnés absents, qui contemple de loin un secteur en roue libre. À le voir agir — ou plutôt ne rien faire —, on en viendrait presque à croire que le Sénégal est peuplé de citoyens immortels, dispensés de toute maladie, et que notre personnel médical ne sert plus qu’à se rouler les pouces dans des corridors déserts.
    Dans cette logique d’abandon, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Transformons nos hôpitaux publics en salons de thé pour y faire couler le Ataya en trois services normaux! Quitte à désinventer la médecine de soin, autant louer nos bâtiments de santé à des multinationales chinoises pour renflouer les caisses politiques de l’État.
    L’affaire Softcare en est l’illustration parfaite : face au scandale de produits d’hygiène suspects et de matières périmées menaçant la santé de nos familles, la réaction du ministère a été d’une régularité navrante. On désavoue les auditeurs téméraires, on blanchit la compagnie à grande eau par communiqué de presse, et on l’autorise gentiment à signer son propre auto-audit pour reprendre son commerce. La régulation sanitaire s’est muée en simple chambre d’enregistrement au service d’intérêts privés.
    Mais le sommet du cynisme a été atteint lorsque, sortant de sa réserve habituelle, Monsieur le Ministre a osé déclarer que quiconque se rend aux urgences la nuit ne s’y rend que pour mourir. Quand le premier responsable de la santé publique érige l’agonie nocturne en fatalité administrative au lieu d’équiper les garde-fous de la République, ce n’est plus de l’incompétence : c’est un aveu de capitulation. Nos urgences n’ont pas besoin d’un fossoyeur en costume, mais d’une tutelle qui protège ses citoyens.

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