L’enquête judiciaire autour de l’affaire Pape Cheikh Diallo connaît un nouveau développement avec l’incarcération d’un professionnel de la santé. Cette nouvelle interpellation, qui porte à 56 le nombre de suspects arrêtés dans ce dossier, s’accompagne de chefs d’inculpation particulièrement lourds et a poussé les autorités médicales à clarifier la situation.
Selon les éléments relayés par la source Kawtef et détaillés par Dakarposte, le mis en cause est le Dr Serigne Mourtalla Guèye, médecin affecté au Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS). Hématologue et spécialiste en santé publique, il officiait également comme coordonnateur d’essais cliniques. Des informations rapportées par Seneweb précisent qu’il s’investissait dans des œuvres caritatives, dispensant des consultations médicales gratuites au profit d’enfants et de talibés dans des villes comme Touba et Diourbel.
Face aux enquêteurs, le praticien n’a pas pu justifier la nature de ses liens présumés avec Pape Cheikh Diallo, confronté à des preuves issues d’outils techniques d’investigation. Les poursuites judiciaires retenues contre lui s’articulent autour de deux infractions majeures : des actes contre nature et la transmission volontaire du VIH. L’arrestation a pris une tournure critique lorsque le suspect a tenté de mettre fin à ses jours. Cet acte a nécessité une brève hospitalisation avant son déferrement au parquet et son placement sous mandat de dépôt.
La direction du CNTS a rapidement publié un communiqué pour isoler l’institution de cette procédure judiciaire. L’établissement souligne que les accusations visent des actes relevant strictement de la vie privée de l’agent, sans aucune connexion avec ses fonctions professionnelles. Afin de prévenir toute psychose, la structure a formellement rassuré l’opinion publique sur la sécurité de ses banques de sang, rappelant que la rigueur des protocoles de contrôle en vigueur rend impossible la distribution de poches infectées.
L’instruction de ce dossier tentaculaire reste active. Nos sources proches de l’enquête soulignent que le décompte actuel de 56 personnes interpellées pourrait encore s’alourdir, d’autres arrestations n’étant pas à exclure dans les jours à venir.