Affaire Epstein aux États-Unis : la décision bipartisane du Congrès qui cible directement la ministre de la Justice

La commission de surveillance de la Chambre des représentants des États-Unis a voté une assignation à comparaître visant la ministre de la Justice, Pam Bondi. Cette procédure exige son témoignage concernant la gestion par son département des archives liées à l’enquête sur le réseau illicite du défunt délinquant sexuel Jeffrey Epstein.

Selon les informations rapportées par Al Jazeera, la motion a été adoptée mercredi par 24 voix contre 19. Fait notable, cinq élus républicains se sont joints aux démocrates pour soutenir cette initiative introduite par la représentante républicaine Nancy Mace.

Les membres de la commission exigent des éclaircissements sur la manière dont les dossiers sensibles ont été traités, archivés ou potentiellement dissimulés. Sur le réseau social X, Nancy Mace a déclaré que la ministre devra s’expliquer sur « les preuves manquantes d’Epstein », mentionnant spécifiquement des vidéos, des enregistrements audio et des documents. « Le peuple américain mérite la transparence. Les survivants méritent la justice », a-t-elle ajouté.

La gestion de ces documents suscite des tensions depuis juillet 2025, date à laquelle le département de la Justice avait affirmé qu’il n’existait aucune « liste de clients » d’Epstein. Cette déclaration avait entraîné une exigence bipartisane du Congrès pour la publication intégrale des dossiers. Si la diffusion a débuté en décembre, l’Administration est critiquée pour des expurgations jugées excessives. De son côté, Pam Bondi défend les actions de son ministère, affirmant que les fonctionnaires procèdent aux vérifications légales de millions de pages aussi rapidement que possible, et accuse les démocrates de vouloir détourner l’attention des réalisations du Président Donald Trump.

Cependant, une part importante des critiques émane du propre camp présidentiel. Le représentant républicain Thomas Massie, co-parrain de la résolution, a souligné sur X que le public a le droit de savoir si des fonds publics ont été utilisés pour régler discrètement des plaintes pour harcèlement sexuel impliquant des membres du Congrès.

Cette assignation intervient une semaine après que le département de la Justice a annoncé vérifier si des documents avaient été indûment retenus. Des médias avaient en effet signalé l’absence de certains dossiers contenant des accusations non corroborées d’une femme à l’encontre du Président Donald Trump. Par ailleurs, l’ancien président américain Bill Clinton et son épouse, l’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton, ont récemment été auditionnés séparément à huis clos par la commission concernant les liens passés de Bill Clinton avec Jeffrey Epstein.

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