Affaire Epstein aux États-Unis : Hillary Clinton dénonce une manœuvre visant à protéger un haut dirigeant

Convoquée par une commission de la Chambre des représentants des États-Unis dans le cadre d’une enquête sur les ramifications du réseau de Jeffrey Epstein, l’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton a pris les devants. Avant son audition prévue à huis clos, elle a rendu publique une déclaration écrite remettant en cause l’impartialité de la procédure menée par les parlementaires.

Selon les informations rapportées par Al Jazeera, Hillary Clinton accuse les élus républicains, qui dirigent cette commission, de chercher à « protéger un parti politique et un responsable public ». Dans son document, elle affirme que l’objectif de sa convocation est de détourner l’attention des agissements de Donald Trump et de les dissimuler, soulignant qu’elle ne dispose d’aucune information utile à l’enquête.

L’ancienne candidate démocrate estime que si la commission souhaitait mener des investigations équitables, elle interrogerait directement Donald Trump sous serment concernant ses dizaines de milliers d’apparitions présumées dans les dossiers liés à Jeffrey Epstein. Elle a également fait référence à un échange de courriels impliquant le milliardaire Elon Musk, suggérant que les parlementaires devraient assigner à comparaître toute personne s’étant enquiise des soirées organisées sur l’île d’Epstein.

Cette offensive écrite intervient dans un climat de tension juridique. L’ancien président américain Bill Clinton doit également témoigner devant cette même instance. Notre rédaction rappelle que le couple avait été menacé de poursuites pour outrage après avoir initialement résisté à l’injonction de se présenter en personne. Tous deux ont toujours soutenu n’avoir eu aucune connaissance des activités criminelles du financier, condamné pour délinquance sexuelle et décédé en détention en 2019.

Ces auditions s’inscrivent dans le sillage de la publication récente de près de 3,5 millions de documents gouvernementaux relatifs à Jeffrey Epstein par le département de la Justice américain. Face aux critiques d’Hillary Clinton, le président de la commission de surveillance de la Chambre, James Comer, a rejeté toute accusation de partialité. Il a affirmé que la démarche bénéficie d’un soutien bipartisan et vise à apporter de la transparence, tout en précisant que la commission n’a pas le pouvoir d’engager des poursuites pénales.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire