L’incident avait marqué les esprits lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Alors que les images de serviettes confisquées aux gardiens de but avaient suscité l’incompréhension, Olivier Safari, président de la commission des arbitres de la Confédération africaine de football (CAF), est revenu sur cet épisode lundi soir. Invité sur le plateau de Canal+ Sport Afrique, le responsable a livré une lecture réglementaire de la situation qui prend le contre-pied de l’opinion publique, provoquant de vives réactions parmi les consultants présents.
Une responsabilité imputée aux portiers
Loin de blâmer les officiels ou l’organisation pour la gestion de ces moments de tension, Olivier Safari a orienté le débat vers l’attitude des gardiens de but. Selon les propos relayés par nos confrères d’IGFM, le patron de l’arbitrage africain estime que la présence de cet accessoire dans la surface de but ne doit pas devenir un outil de déstabilisation.
« La serviette n’est pas un équipement d’un joueur ou d’un gardien », a-t-il affirmé. Pour lui, l’utilisation de cet objet doit rester encadrée par l’esprit sportif : « Lorsqu’un gardien s’accompagne d’une serviette, ça doit être de manière très sportive et avec plus de fair-play. Dès lors que celui-ci commence à crier ou influencer le jeu, je pense que cette serviette doit être loin de cet espace de jeu. » Il a par ailleurs ajouté que c’est un problème que l’organisateur devra « prendre en considération dans les compétitions à venir ».
Incompréhension sur le plateau
Cette analyse, qui semble placer la responsabilité du désordre sur les joueurs plutôt que sur ceux qui ont tenté de subtiliser le matériel, a immédiatement fait réagir les anciens internationaux présents sur le plateau. Cédric Kanté, ancien international malien, a exprimé sa stupéfaction face à cette justification technique.
« On ne va pas y arriver… il nous sort un truc hallucinant. Je ne sais pas s’il a déjà joué au foot. C’est sans commentaire », a-t-il lâché. De son côté, l’ancien sélectionneur Claude Le Roy a qualifié la situation de « lunaire », s’étonnant de voir le président de la commission des arbitres vouloir « mettre un carton à la serviette ».
Si le présentateur Charles Mbuya a tenté de rappeler que le dirigeant de la CAF s’appuyait sur une interprétation stricte des textes, cette sortie médiatique confirme le fossé de perception qui subsiste entre l’instance dirigeante et les acteurs du terrain concernant la gestion de cette finale.