Affaire Daha Diallo : un collectif dénonce 19 mois de détention

Un collectif regroupé autour du dossier de Daha Diallo est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de détention arbitraire prolongée. Dans un texte relayé par IGFM, ses membres affirment que cet agent de l’administration sénégalaise, présenté comme contrôleur du Trésor, est détenu depuis le 25 septembre 2024 à la suite d’une procédure liée à un rapport provisoire de l’Inspection générale des finances.

Selon le collectif, les faits remontent à une mission d’audit portant sur la période où Daha Diallo exerçait comme agent comptable de l’Observatoire de la Qualité des Services Financiers (OQSF). Ses soutiens soutiennent qu’il aurait été placé sous mandat de dépôt sur la base d’une plainte découlant d’un rapport provisoire, sans notification préalable de ce document et sans qu’un rapport définitif ne lui soit opposé. Ils estiment que cette situation contrevient au principe du contradictoire ainsi qu’aux règles encadrant le fonctionnement de l’IGF.

Le collectif affirme en outre que l’intéressé a passé plus de 19 mois entre la maison d’arrêt de Rebeuss et le Pavillon spécial, sans avoir été entendu sur le fond du dossier. Pour ses membres, cette durée excède largement le délai raisonnable de jugement et porte atteinte aux garanties d’un procès équitable. Ils invoquent notamment le droit pour tout justiciable d’être informé des charges retenues contre lui et d’être jugé dans un délai acceptable.

Dans sa déclaration, le collectif élargit le débat au fonctionnement du Pool judiciaire et financier (PJF). Il estime que cette juridiction spécialisée, mise en place pour lutter contre la délinquance économique et financière, fait régulièrement l’objet de critiques sur le recours à des détentions préventives jugées excessives. Dans le cas de Daha Diallo, ses soutiens considèrent que la procédure reposerait encore sur des éléments préliminaires, sans que les charges n’aient été clarifiées publiquement.

Les signataires réclament ainsi une audition immédiate et un jugement dans les meilleurs délais, ou à défaut la fin de la détention qu’ils jugent irrégulière. Ils demandent aussi une réforme des pratiques du PJF et insistent sur le respect de la présomption d’innocence. Le collectif rappelle par ailleurs que Daha Diallo avait été nommé avant son arrestation au poste de chef de bureau de la formation au Centre de perfectionnement et de formation professionnelle du Trésor, tout en affirmant que l’État lui aurait retiré les avantages liés à sa fonction pendant sa détention.

Depuis Wack Ngouna, d’où le texte a été daté du 25 avril 2026, le collectif appelle les organisations de défense des droits humains, les avocats, les médias et les citoyens à se saisir de l’affaire. Il interpelle également le président de la République afin que, selon ses termes, la dignité et les droits du concerné soient préservés. À ce stade, il s’agit de la position du collectif, telle que rapportée par IGFM.

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Un commentaire

  1. Au moins s il s etait construit une maison a wack ngouna,on pourrait comprendre!mais ríen de rien!
    Tekci, il a parrainné un tournoi de navetanes qu il n a jamais pu tenirnet que SA finale demeure sans etre jouée depuis 12 ans .
    Frere que dieu te fasse murir et qu il te mette sur le droit chemin.

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