Samedi, le retour de l’ancien président Macky Sall à l’aéroport militaire Léopold Sédar Senghor de Dakar devait être un moment de rassemblement. Mais en coulisses, un bras de fer opposait déjà le protocole d’État aux responsables de l’Alliance pour la République (APR).
Après des heures de négociations, un compromis avait été trouvé : 150 fidèles de l’APR seraient autorisés à se tenir au pied de l’avion, rapporte Atlanticactu, des informations confirmées par leral. Mais à la veille de l’arrivée, le protocole présidentiel a brutalement réduit ce quota à seulement quatre personnes, sans fournir d’explication.
Face à ce revirement, les dirigeants de l’APR ont décidé de boycotter l’accueil officiel sur le tarmac. Ils ont préféré rejoindre la foule des militants massés aux abords de l’aéroport. « Ils nous ont laissés sans justification, comme si on devait avaler cette décision sans broncher », a confié un responsable du parti, cité par la même source.
Ce clash protocolaire survient alors que l’APR est en pleine restructuration. En mars 2026, Macky Sall avait annoncé une réorganisation du parti avec la mise en place du SED, du SEC et d’un Comité de liaison. Cette reprise en main de l’appareil par l’ancien chef de l’État, loin d’être anodine, illustre les tensions persistantes entre l’ancien camp présidentiel et la nouvelle gouvernance, qui semble décidée à limiter sa visibilité.
Au final, Macky Sall est descendu de son jet sous le regard de seulement quatre responsables de son parti, une image bien éloignée de la fête populaire espérée par ses partisans.
