2024 marque une nouvelle reconnaissance pour Abdoulaye Ndiaye. L’économiste sénégalais, aujourd’hui en poste à la Stern School of Business de l’Université de New York, a été distingué par le prix Africa NextGen Economist. La récompense met en avant un parcours de recherche tourné vers la politique budgétaire, la fiscalité optimale et les transferts entre générations.
Son travail s’inscrit dans le champ de la macroéconomie publique. Formé en France avant un doctorat aux États-Unis, il s’est imposé en quelques années dans des sujets liés aux arbitrages entre incitation au travail, redistribution et viabilité des systèmes de retraite. Ses recherches s’appuient à la fois sur la modélisation théorique et sur l’usage de données administratives. Le lauréat enseigne désormais dans une institution bien installée sur la côte Est américaine, avec un accès aux grands réseaux académiques du secteur.
Cette distinction ne se limite pas à une réussite individuelle. Le texte repris par Info, relayant des éléments publiés par Africtelegraph, souligne aussi la place grandissante de chercheurs ouest-africains dans les départements d’économie les plus exigeants. Pour les écoles d’économie quantitative de Dakar et d’autres capitales de la sous-région, ce type de consécration sert de repère. Il peut aussi renforcer l’intérêt des étudiants pour les cursus quantitatifs, alors qu’une partie des diplômés poursuit déjà des doctorats aux États-Unis, au Royaume-Uni ou en France.
Reste ensuite la question du lien avec l’action publique. Les thèmes travaillés par Abdoulaye Ndiaye, notamment la fiscalité et les retraites, recoupent des débats budgétaires présents dans plusieurs pays africains. Le Sénégal est cité parmi les économies confrontées à ces arbitrages, dans un contexte de réflexion sur la trajectoire des finances publiques. D’autres pays comme le Gabon, le Cameroun ou la Côte d’Ivoire font face à des problématiques proches.
Le prix Africa NextGen Economist envoie donc un signal plus large. Il rappelle que les chercheurs africains installés à l’étranger peuvent constituer une ressource pour le continent, même si les passerelles avec les administrations restent encore limitées. D’après les éléments relayés dans l’article source, Abdoulaye Ndiaye poursuit ses travaux à New York tout en gardant des liens académiques avec des institutions africaines.