Abdoulaye Baldé alerte sur la dégradation de la situation socio-économique et institutionnelle au Sénégal. Le leader de l’Union centriste du Sénégal (UCS) estime que les tensions au sommet de l’État rappellent, par leur gravité, la crise de 1962 entre Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia.
Sur le plan économique, il juge la situation « catastrophique ». La croissance a fortement ralenti, à 4,7 %, tandis que les indicateurs macroéconomiques sont dans le rouge. Baldé relève aussi l’interruption de plusieurs programmes de développement, une baisse des investissements et un climat des affaires dégradé.
Près de trente mois après l’alternance d’avril 2024, les espoirs de relance suscités par l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye s’effritent. Le lancement de l’Agenda Sénégal 2050 en octobre 2024, puis celui du Plan de redressement économique et social en août 2025, avait pourtant renforcé la confiance. Mais les querelles partisanes et la polarisation du débat public prennent désormais le pas sur les urgences économiques, au moment où les ménages subissent les conséquences de la crise.
Dans l’entretien accordé à L’Observateur, Baldé relie les difficultés des ménages à des « tâtonnements », à des diagnostics qu’il considère imprécis et à des politiques publiques mal orientées. Xibaaru rapporte ces propos recueillis dans L’Observateur. La crise de 1962 au Sénégal constitue pour lui un point de comparaison avec les tensions actuelles entre institutions.
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Le responsable de l’UCS préconise de renforcer la production nationale, les PME et l’emploi des jeunes et des femmes. Il plaide aussi pour accélérer l’industrialisation et la transformation locale des ressources.
Sur le plan institutionnel, Abdoulaye Baldé s’inquiète du bras de fer entre l’Exécutif et le Parlement. Il affirme que la démocratie ne peut fonctionner durablement dans une confrontation permanente entre les institutions et appelle à dépasser l’opposition entre majorité et opposition.
Il cite parmi les préoccupations des populations les inondations, la cherté de la vie et les difficultés dans les hôpitaux. Après les fortes pluies qui ont touché Dakar et plusieurs régions, il exprime sa compassion aux familles affectées et demande à l’État de déclencher rapidement le Plan ORSEC.



