À Touba, l’amicale des inspecteurs en langue arabe au Sénégal a réuni des inspecteurs en langue arabe et en éducation religieuse pour un atelier consacré aux réformes en cours. À cette occasion, ils ont confirmé leur engagement dans la refondation du système éducatif sénégalais, selon l’APS. Leur contribution s’inscrit dans une réforme portée par le ministère de l’Éducation nationale, en cohérence avec l’Agenda national de transformation et la Vision Sénégal 2050.
Les discussions ont permis d’aborder les notions de refondation, d’innovation, de révision et de réforme, ainsi que les façons dont les acteurs de l’enseignement arabe peuvent participer à la transformation du système. Cette réflexion se déploie aussi dans les académies : un forum consacré à la refondation curriculaire a réuni des acteurs de terrain à Ziguinchor, tandis que des concertations sont prévues dans les seize académies du pays.
Cheikh Mokhtar Lo, inspecteur en langue arabe à l’inspection d’académie de Diourbel, a mis en avant la place des inspecteurs dans cette démarche et les activités conduites aux échelons national et régional. Seydou Khouma, enseignant-chercheur à la faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation de l’université Cheikhoul Khadim et inspecteur général chargé de la formation en arabe et de l’éducation religieuse, a jugé la rencontre « vraiment opportune ». « Nous devons repenser notre système éducatif », a-t-il déclaré, en appelant à s’appuyer sur les valeurs spirituelles et religieuses locales pour favoriser un développement endogène.
Un questionnaire préparé par le comité scientifique a été remis aux inspecteurs pour recueillir leurs propositions et en faire la synthèse. Les conclusions de l’atelier doivent contribuer à documenter leur participation au processus de refondation du système éducatif.



