« Cette poussière est arrivée d’un coup », déplore Paul Gomis, assis devant son domicile aux Hlm Grand Yoff. Le samedi 24 octobre 2026, un voile jaunâtre recouvre le quartier et rend les déplacements plus difficiles, tandis que les activités matinales continuent.
Le phénomène ne devrait pas se dissiper rapidement dans la capitale : pour lundi 26 octobre, l’ANACIM prévoit un ciel globalement dégagé à Dakar, mais toujours voilé par une brume persistante, et recommande la prudence aux personnes sensibles. La poussière revient régulièrement dans les prévisions sénégalaises : elle avait concerné une grande partie du territoire en janvier, puis des épisodes annoncés en février et en mai avaient progressé du Nord vers le Centre et le littoral. Cette récurrence donne une portée plus large au voile observé dans les rues de Grand Yoff.
Au marché de Grand Yoff, les vendeuses gardent leurs étals malgré l’air chargé de particules. Fatou Saër Fall nettoie son matériel et sert les clientes, mais dit que la poussière coïncide avec l’arrêt des sorties en mer : selon elle, les pêcheurs restent à terre et le poisson devient rare. Le média lesoleil rapporte aussi les craintes d’une cliente, qui redoute les effets de l’air poussiéreux sur la santé.
Fama Guèye estime que les habitants ne peuvent que s’adapter à la situation. Aïssatou Touré évoque, elle aussi, la difficulté à respirer. Dans les ruelles, une habitante balaie le sable accumulé devant sa porte, mais la poussière se soulève à chaque passage du balai.
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À 9 h 45, Paul Gomis recommande aux habitants de porter des masques pour se protéger.
Au bord d’une voie sablonneuse très fréquentée, Aïssatou Touré vend des condiments, du poisson fumé et des produits détergents.


