À Dakar, 41 banques centrales africaines se penchent sur la future Banque centrale du continent

Ouverte jeudi au siège de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest à Dakar, la réunion du Bureau de l’Association des Banques centrales africaines (ABCA) réunit les responsables des banques centrales des cinq sous-régions du continent ainsi que des représentants de la Commission de l’Union africaine. Les travaux portent sur la convergence monétaire en Afrique, le Programme de coopération monétaire en Afrique et les perspectives de création d’une Banque centrale africaine.

Présidée par Yvon Sana Bangui, gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale et président en exercice de l’ABCA, cette session ordinaire s’inscrit dans le suivi des décisions prises lors de la 47e réunion du Conseil des gouverneurs tenue en novembre 2025 à Yaoundé. Dans les éléments rapportés par Sud Quotidien, l’organisation compte actuellement 41 banques centrales africaines et poursuit l’objectif d’une coopération monétaire et financière plus étroite entre les États du continent.

Les gouverneurs doivent examiner plusieurs dossiers, à commencer par le rapport d’étape 2025 du Programme de coopération monétaire en Afrique, un document d’analyse sur le non-respect de certains critères de convergence et les termes de référence du Groupe de projet sur la politique monétaire et l’intégration. La réunion doit également permettre une mise à jour du processus de création de l’Institut monétaire africain, structure transitoire chargée de préparer la future Banque centrale africaine, dont le siège est prévu à Abuja.

Les membres du Bureau se penchent aussi sur les propositions relatives à l’organisation et au budget de l’Institut monétaire africain, récemment validés par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine lors de sa 39e session ordinaire, tenue en février 2026 à Addis-Abeba. À l’ordre du jour figurent en outre les activités de la Communauté des superviseurs bancaires africains, avec des échanges sur la supervision bancaire transfrontalière, les normes prudentielles de Bâle, la gestion des crises bancaires et les fintechs.

Les discussions concernent également l’intégration des systèmes de paiement en Afrique, en particulier la coopération avec le Système panafricain de paiement et de règlement, présenté comme un outil destiné à faciliter le commerce intra-africain et à réduire les coûts des transferts financiers. Le Bureau doit enfin examiner le rapport d’activités du Comité africain de stabilité financière, mis en place en 2024, ainsi que les préparatifs du séminaire continental prévu du 20 au 22 juillet 2026 à Kampala et du symposium des gouverneurs annoncé le 17 septembre à Nairobi, avant d’aborder la coopération avec la Banque centrale européenne et la Federal Reserve Bank of New York.

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