À 90 minutes de l’ultimatum de Donald Trump contre l’Iran : l’intervention décisive qui a stoppé les frappes

Le Moyen-Orient s’est retrouvé au bord d’un embrasement total. Une trêve de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran a été conclue tôt mercredi, suspendant un conflit qui menaçait de basculer dans une dimension dévastatrice. Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, cet accord a été arraché dans les ultimes instants, mettant fin à un compte à rebours sous haute tension.

Mardi, le président américain Donald Trump avait fixé un ultimatum expirant à 20h, heure de Washington (minuit GMT). Il exigeait la réouverture du détroit d’Ormuz par Téhéran, menaçant en cas de refus d’anéantir les infrastructures iraniennes. Dans ses déclarations, il avait évoqué la disparition de « toute une civilisation » et menacé, la veille, de ramener l’Iran à « l’âge de pierre ».

Les heures précédant l’accord ont été marquées par une intensification des hostilités. L’île de Kharg, centre névralgique des exportations pétrolières iraniennes, ainsi que l’usine pétrochimique d’Amirkabir à Mahshahr ont été visées par des frappes. En parallèle, le Qatar a annoncé avoir intercepté un missile au-dessus de Doha, tandis que les Émirats arabes unis faisaient état d’attaques de drones et de missiles sur leur territoire. En riposte, les forces iraniennes avaient averti qu’elles cibleraient les infrastructures énergétiques américaines et celles de leurs alliés dans le Golfe.

Sur le front diplomatique, le blocage était patent. Au Conseil de sécurité des Nations unies, la Chine et la Russie ont opposé leur veto à une résolution concernant la protection de la navigation dans le détroit d’Ormuz, arguant que le texte était déséquilibré au vu des menaces américaines.

L’issue de cette crise s’est dessinée grâce à l’intervention d’Islamabad. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a publiquement demandé à Donald Trump de repousser son ultimatum de deux semaines, tout en exhortant l’Iran à rouvrir le détroit d’Ormuz en signe de bonne volonté. Des pourparlers formels ont ainsi été engagés.

À moins de 90 minutes de l’expiration de l’ultimatum, Donald Trump a annoncé l’acceptation d’un cessez-le-feu bilatéral de quatorze jours, évoquant une proposition iranienne en 10 points jugée « réalisable ». Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a confirmé cet engagement, conditionné à l’arrêt des attaques sur le sol iranien. Des négociations en vue d’un règlement permanent doivent s’ouvrir vendredi dans la capitale pakistanaise. De son côté, Donald Trump a radicalement changé de ton, affirmant sur son réseau social Truth Social que cet accord pourrait marquer le début d’un « âge d’or pour le Moyen-Orient ».

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