Ndiaga Seck se retrouve au centre d’un dossier qui agite actuellement le commissariat de Linguère. L’affaire remonte, d’après les éléments évoqués, à octobre 2013, période des premiers échanges avec Ahmadou Lamine Dia. Ces discussions sont aujourd’hui présentées comme compromettantes dans le cadre de l’enquête.
Confronté à ses propres messages, Ndiaga Seck a fini par admettre l’existence de ces échanges. Le point de désaccord reste toutefois entier sur la nature de la relation. Ahmadou Lamine Dia soutient qu’il y a eu des rapports intimes et une relation amoureuse, alors que Ndiaga Seck rejette fermement ce passage à l’acte.
Une procédure qui s’élargit
Le dossier a désormais pris un volet plus technique. Ndiaga Seck affirme avoir été harcelé par téléphone par plusieurs personnes, après avoir tenté, selon sa version, de les sensibiliser avant de les bloquer. Son téléphone portable a ainsi été saisi pour faire l’objet d’une expertise approfondie, un élément rapporté par Kawtef dans son récit de l’affaire.
Sur le plan médical, les examens déjà effectués ont, pour leur part, écarté toute transmission du VIH. Cette précision s’ajoute à un dossier qui mêle désormais déclarations contradictoires, vérifications techniques et constatations sanitaires.
L’enquête ne se limite plus aux deux protagonistes. Toujours dans les informations relayées par Kawtef, la justice a également lancé des avis d’arrestation visant au moins 17 autres personnes. Ndiaga Seck doit, de son côté, être présenté au magistrat dans les prochaines heures pour un face-à-face avec le juge.