56 000 appels de détresse en Iran : les chiffres détaillés d’une offensive qui a ciblé le sommet de l’État

Les conséquences de l’offensive militaire lancée fin février sur le territoire iranien se précisent. Alors que les tensions régionales restent particulièrement vives, les services de secours locaux ont rendu publique une évaluation détaillée de l’impact de ces opérations sur les infrastructures et la population.

Selon les données rapportées par l’agence de presse Anadolu, le Croissant-Rouge iranien a recensé 21 720 bâtiments touchés par les frappes américano-israéliennes en cours depuis le 28 février. Ce bilan matériel, communiqué via le canal Telegram du gouvernement iranien, fait état de 4 122 établissements commerciaux et de 17 353 habitations endommagés. Les destructions s’étendent également aux infrastructures publiques, incluant des centres de santé, des écoles et diverses installations humanitaires.

Les répercussions de ces bombardements se mesurent aussi sur le plan humain et psychologique. L’organisation de secours précise que plus de 56 000 personnes ont dû contacter sa ligne d’assistance téléphonique d’urgence pour solliciter un soutien psychologique durant cette même période.

Cette situation s’inscrit dans le sillage de l’escalade militaire du 28 février, marquée par le lancement de frappes conjointes par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Le bilan humain de ces opérations dépasse les 1 200 morts. Parmi les victimes recensées figurent plus de 150 écolières, ainsi que l’ancien Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.

Face à ces attaques, Téhéran a répliqué en déployant des drones et des missiles. Ces frappes de représailles ont ciblé Israël, la Jordanie, l’Irak, de même que plusieurs pays du Golfe où sont implantées des installations militaires américaines.

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