La 43e édition des « 6h de Dakar » se prépare avec une forte participation locale, malgré des défis logistiques et financiers majeurs. Alors que le comité d’organisation finalise les préparatifs, la question du financement reste au centre des préoccupations pour assurer la pérennité de cet événement automobile de la capitale.
Selon les éléments recueillis par IGFM, le budget de cette nouvelle édition n’est pas encore totalement bouclé. L’organisateur souligne la difficulté de réunir les fonds nécessaires, précisant qu’il faut au minimum 15 millions de FCFA pour garantir la réussite d’une telle course. Les soutiens financiers se font rares, avec pour seuls sponsors confirmés Numérika et l’Écurie organisatrice elle-même. Pour tenter de combler ce déficit, la vente de produits dérivés, comme des tee-shirts, est envisagée par le comité.
Sur la grille de départ, notre rédaction note que le plateau est composé à 85 % de pilotes locaux. Huit concurrents internationaux ont dû se retirer en raison de conflits de calendrier avec d’autres courses de la même période. Parmi les engagés, Sofia Hazar sera l’unique femme pilote à prendre le départ de cette 43e édition. La compétition s’annonce resserrée, les organisateurs estimant que seules quatre à cinq voitures sont en mesure de prétendre à la victoire finale. Naji Kabaz, bien qu’il détienne le record de victoires, n’a pas remporté l’épreuve depuis deux ans. De son côté, Patrick Rahim Faye, représentant le Dakar Racing Club, engage trois véhicules et sept pilotes, dont deux nouvelles recrues : Abdoulaye Ndiaye et El Hadji Malick Badji.
L’attractivité de l’événement constitue l’autre défi majeur de cette édition. André Matthieu, Secrétaire général de la Fédération sénégalaise de sport automobile et motocycliste, indique que l’enjeu principal est de susciter l’engouement du public autour du circuit de 4,7 km, qui répond aux normes internationales. Sur le plan de la sécurité, les dispositions pratiques sont actées. Les équipes médicales et les sapeurs-pompiers sont mobilisés pour intervenir en cas d’incident, un risque encadré par la présence de commissaires de course et de pilotes formés.