L’étau se resserre autour des organisations criminelles au Mexique, mais les conséquences sur le terrain s’avèrent d’une extrême violence. À la suite d’une opération militaire d’envergure menée dimanche, le pays fait face à une vague de ripostes coordonnées ayant lourdement frappé les forces de l’ordre.
Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, le raid gouvernemental a abouti à la mort de Nemesio Oseguera, alias « El Mencho », dirigeant du Cartel de Jalisco Nouvelle Génération. Cette élimination a immédiatement déclenché une série de représailles armées à travers plusieurs régions du pays.
Le bilan de ces affrontements est particulièrement lourd pour l’armée mexicaine. Le secrétaire à la Sécurité, Omar Garcia Harfuch, a confirmé lundi lors d’une conférence de presse que 25 membres de la Garde nationale ont perdu la vie dans des combats au Jalisco. Du côté des assaillants, 30 individus identifiés comme des suspects criminels ont été abattus dans cette même région, auxquels s’ajoutent quatre autres morts dans l’État voisin du Michoacan. Des témoins sur place ont fait état de multiples fusillades intenses contre des avant-postes militaires.
Face à cette situation, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a pris la parole pour rassurer la population, affirmant que les conditions s’étaient améliorées et que le pays retrouvait son calme. Pour sécuriser la zone, le secrétaire à la Défense, Ricardo Trevilla, a annoncé l’envoi de 2 500 militaires supplémentaires au Jalisco en renfort des troupes déjà déployées. Les autorités ont également procédé au démantèlement de plus de 250 barrages routiers érigés par des groupes armés dans une vingtaine d’États.
Cette offensive meurtrière s’inscrit dans un contexte de pression accrue des États-Unis, qui exigent de Mexico une posture plus stricte contre le narcotrafic. Les répercussions de ces violences ont par ailleurs affecté le secteur aérien. Les vols à destination et en provenance de Puerto Vallarta ont subi des perturbations en raison de l’indisponibilité des équipages, a indiqué le département d’État américain, qui suit la situation de près.
En parallèle, l’ambassade du Mexique aux États-Unis a dû intervenir publiquement pour démentir plusieurs rumeurs diffusées sur les réseaux sociaux, écartant formellement les allégations d’attaques contre des civils à l’aéroport de Guadalajara ou de prises d’otages impliquant des touristes américains.