24 heures de paralysie à l’UGB : ce dossier judiciaire en souffrance que les étudiants exigent de clôturer

L’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis a été le théâtre d’une forte mobilisation estudiantine ce jeudi 19 février 2026. Décrétant une « journée noire », les pensionnaires du campus de Sanar ont organisé une marche pacifique pour dénoncer les violences meurtrières en milieu universitaire et exiger des actes concrets de la part du système judiciaire.

Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, cette manifestation visait d’abord à honorer la mémoire d’Alpha Yoro Tounkara et de Prosper Clédor Senghor. Amadou Bâ, président de séance de la Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL), a rappelé que ces deux jeunes ont été abattus au sein même de l’institution alors qu’ils exprimaient leur désarroi face à des enjeux d’envergure nationale.

La CESL s’insurge contre la récurrence de ces drames et l’absence de sanctions. « Tant qu’on va laisser ces forfaitures passer sans que les auteurs restent impunis, les universités sénégalaises auront toujours des morts », a déclaré Amadou Bâ, insistant sur le fait que les espaces académiques ne doivent pas se transformer en « champs de bataille » ou en « cimetières ». Il a également exhorté les autorités étatiques à prêter une oreille attentive aux doléances de ces étudiants qui se considèrent comme les premiers remparts lorsque l’intérêt de la nation est menacé.

Au-delà des cas récents, le mouvement a interpellé directement le Procureur de la République sur un dossier plus ancien resté en suspens : celui de Mouhamadou Fallou Sène. Bien qu’une date de procès ait été avancée au 26 juin 2026, les étudiants affichent leur méfiance. Ils dénoncent une attitude dilatoire des autorités judiciaires, rappelant que de précédentes auditions avaient déjà fait l’objet de reports injustifiés.

Pour appuyer leurs revendications et marquer leur refus de l’impunité, la Coordination des étudiants de Saint-Louis a acté des mesures immédiates. Une cessation totale des activités pédagogiques et administratives a été décrétée pour une durée de 24 heures, accompagnée d’une consigne de gratuité dans les restaurants universitaires, désignée sous le terme de « journée sans tickets ».

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