Abdoulaye Sy, ancien directeur d’école à Guédiawaye, comparaît mardi devant la Chambre Criminelle de Pikine-Guédiawaye pour des accusations de viol visant ses deux nièces jumelles. Pour ces viols présumés, le certificat médical bouleverse le dossier de l’enseignant de 60 ans
À l’audience, les deux jeunes filles ont maintenu leurs déclarations, tandis que la défense a rejeté les faits avec fermeté.
Mais le dossier a vacillé à mesure que les débats avançaient. Un certificat médical a établi que l’une des jumelles était encore vierge, rapporte L’Obs. L’autre a, de son côté, livré un récit jugé fragile, avec des incohérences sur les dates et les circonstances.
À cela s’est ajoutée la déposition d’une responsable du Village d’enfants SOS, qui a évoqué chez les plaignantes présumées une tendance au mensonge.
Face à ces éléments, le procureur de la République a requis l’acquittement. « Notre intime conviction n’est pas emportée. Il y a trop d’approximations. Pour que justice soit faite, je demande l’acquittement d’Abdoulaye Sy », a-t-il déclaré.
Dans sa plaidoirie, Me Moustapha Dieng a dénoncé un dossier qu’il estime trop fragile pour fonder une condamnation. « Mieux vaut laisser libre un coupable que de condamner un innocent », a-t-il plaidé, avant d’appeler les deux jeunes filles à « retrouver le droit chemin ».
Le verdict est attendu le 4 août 2026. Après trois ans de détention, un acquittement ouvrirait la voie à la libération de l’ancien instituteur, qui a toujours nié les accusations.

Et l’autre jumelle ?