Vidéos intimes, chantage et avortement forcé: un menuisier de 31 ans déféré

Ce qui devait être une belle histoire d’amour s’est transformé en cauchemar judiciaire devant le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye. I. Ndiaye, menuisier âgé de 31 ans, comparaît pour collecte frauduleuse de données à caractère personnel, diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs et provocation à l’avortement, au préjudice de sa compagne A. Gueye.

D’après l’enquête menée par le commissariat de Jaxaay, la jeune femme avait porté plainte après que son petit ami s’est mis à la faire chanter en menaçant de diffuser des vidéos de leurs rapports intimes.

Devant les enquêteurs, A. Gueye a expliqué qu’elle entretenait cette relation depuis plusieurs années et que le couple envisageait de se marier. Mais les choses se sont dégradées à cause de la jalousie excessive de son compagnon, qui supportait mal qu’elle travaille et la menaçait sans cesse de rendre publiques leurs vidéos intimes.

Le 9 juillet, l’affaire a pris une tournure dramatique : la mère de la plaignante, N. Ndiaye, a reçu sur son téléphone des photos et vidéos montrant sa fille dans des rapports sexuels, accompagnées d’un message vocal dans lequel I. Ndiaye traitait celle-ci de prostituée et révélait qu’elle avait avorté. Sous le choc, la mère a transféré les fichiers sur un autre appareil avant qu’ils ne soient effacés, puis a immédiatement emmené sa fille au commissariat pour porter plainte.

Lors de son audition, A. Gueye a indiqué qu’en mai 2026, son compagnon lui avait fourni des comprimés qu’elle avait utilisés pour interrompre une grossesse, et qu’il n’avait cessé, depuis, de la faire chanter avec les vidéos de leurs ébats. Entendu à son tour, I. Ndiaye a reconnu l’ensemble des faits. Il a admis avoir envoyé les vidéos et les messages vocaux sous le coup de la colère et de la jalousie, affirmant que sa compagne le trompait. Il a également reconnu l’avoir menacée de diffuser les images.

À l’issue de sa garde à vue, le mis en cause a été déféré au parquet de Pikine-Guédiawaye pour collecte illicite de données à caractère personnel, diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs et provocation à l’avortement. Placé sous mandat de dépôt, il sera jugé ce mercredi devant le tribunal des flagrants délits.

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