Venezuela : la présidence de transition écarte le chef de l’armée et nomme un profil ciblé par des sanctions

Le paysage politique et militaire du Venezuela continue de se transformer dans le sillage de l’opération américaine de janvier dernier. La présidence par intérim vient d’acter un changement majeur à la tête de son institution de défense, remplaçant une figure centrale de l’ère précédente par un profil issu du renseignement.

Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a annoncé mercredi via la plateforme Telegram le remplacement du ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino. Ce dernier dirigeait l’armée vénézuélienne depuis 2014 et constituait un pilier de l’administration de l’ancien président Nicolas Maduro. Dans son message, la cheffe de l’État a évoqué de futures « nouvelles responsabilités » pour le général sortant, sans fournir d’explications détaillées sur les motifs de ce remaniement.

Pour lui succéder, la présidence a désigné le général Gustavo Gonzalez Lopez. Ce haut gradé a précédemment occupé les fonctions de chef du renseignement intérieur du pays et a récemment évolué au sein de la direction de l’entreprise pétrolière d’État, PDVSA. Notre rédaction souligne que, tout comme son prédécesseur, le nouveau ministre fait l’objet de sanctions de la part des États-Unis.

Ce remaniement s’inscrit dans une série de départs au plus haut niveau de l’État depuis l’intervention militaire américaine du 3 janvier, qui s’est soldée par l’enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores. En février, le gouvernement avait déjà enregistré le départ du médiateur de la République Alfredo Ruiz, suivi de la démission du procureur général Tarek William Saab.

L’administration de Delcy Rodriguez navigue actuellement sous de fortes pressions internationales. D’un côté, une mission d’établissement des faits des Nations Unies a récemment indiqué que les structures légales et institutionnelles de l’ancien gouvernement restaient largement intactes. De l’autre, le président américain Donald Trump maintient la menace de nouvelles actions militaires pour pousser Caracas à ouvrir ses secteurs minier et pétrolier aux investissements étrangers, tout en revendiquant le contrôle d’une partie des ventes de brut vénézuélien.

En réponse à ces dynamiques, le gouvernement de transition a libéré des centaines de prisonniers politiques et promulgué une loi d’amnistie générale. Parallèlement, l’ambassade des États-Unis à Caracas a officiellement repris ses activités la semaine dernière, marquant la fin de sept années de fermeture, bien que Delcy Rodriguez continue de réclamer publiquement la libération de Nicolas Maduro et de Cilia Flores.

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Un commentaire

  1. Moi pour libérer président Maduro rien plus que liber nicolas maduel president repulic venezelanse renouvel son administration nicolas. Maduel double president venezevelanisenn

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