« Une réforme s’impose, le décret est validé » : Yassine Fall critique les résultats du PJF

La ministre de la Justice, Yassine Fall, a exprimé son insatisfaction face au fonctionnement du Pool judiciaire financier (PJF), lors de son passage à l’Assemblée nationale dans le cadre des questions d’actualité adressées au Gouvernement.

Devant les députés, la Garde des Sceaux a dénoncé des « dysfonctionnements préoccupants » dans le traitement des dossiers liés à la reddition des comptes et annoncé une réforme en profondeur de cette juridiction spécialisée.

S’appuyant sur les rapports mensuels et trimestriels du PJF, la ministre a révélé qu’aucune affaire de détournement de deniers publics ni de blanchiment de capitaux n’avait encore été jugée depuis 2024.

Selon elle, les dossiers traités concernent essentiellement « le trafic de migrants, le trafic de drogue ou encore des infractions de droit commun comme l’escroquerie et l’abus de confiance », loin de la mission initialement assignée à cette juridiction spécialisée.

« Le retard accumulé dans le traitement des procédures a conduit, dans plusieurs cas, à la remise en liberté de mis en cause au détriment des victimes et de la crédibilité de l’institution », a regretté Mme Fall, estimant qu’« une réforme s’impose ».

La ministre a annoncé qu’un projet de décret visant à recentrer les compétences du Pool judiciaire financier avait déjà été soumis puis validé par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Le texte prévoit notamment que le PJF ne sera plus compétent pour les dossiers liés au trafic de drogue, à l’immigration clandestine ou à certaines formes de criminalité organisée. La juridiction devra désormais concentrer son action sur les grandes affaires financières et les infractions économiques majeures.

Dans cette dynamique, le seuil de compétence financière du PJF a été revu à la hausse, passant de 50 millions à 500 millions de francs CFA.

Yassine Fall a également mis en cause les performances des magistrats du Pool judiciaire financier, jugeant que, malgré des rémunérations élevées, leurs résultats restent « inférieurs à ceux des juridictions de droit commun ».

Le Pool Judiciaire Financier (PJF) est une juridiction spécialisée créée au Sénégal pour centraliser et réprimer les infractions économiques et financières complexes, telles que la corruption, le blanchiment d’argent et les détournements de fonds publics. Il a remplacé l’ancienne Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI). [1, 2, 3]

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8 commentaires

  1. Vous voulez emprisonner Les gens sans preuves vous ne voulez plus d’opposants vous voulez rester au pouvoir pendant 50 ans après votre Mort vos enfants seront vos héritiers le peuple sénégalais ne méritent des dirigeants comme vous d’accord pour la réédition des comptes mais avec des preuves voyons

  2. Ibrahima , ta réaction montre tu n’aime s pas le pays . Ceux qui ont volé l’argent du peuple subiront la sanction d’ici bas et à l’au delà. Kou sathie , wala sa baye sathie kham nga . Kou satioul kham nga. Ragal lène Borom Bi

  3. Ni le premier ministre ni le ministre de la justice ne peut se mêler du métier du juge du siège qui n a d autoroute que la loi. Sans ces éléments constitutifs on ne peut pas juger quelqu un coupable. Leur limite s arrête au Parquet.. Si le juge peut rejeter le rabat d arret D une autorité, c est a dire on est donc obligé de respecter la loi

  4. nous Sénégalais je crois que si ces gens nous gouvernent jusqu’à deux mille vingt neuf nous sommes maudit et je pense que Dieux ne les laissera pas faire si nous sommes béni qu’il débarrasse de ce malhonnête qui se croie qu’il est tout dans ce pays

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