Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a officiellement chargé son équipe de négociation de finaliser le document relatif aux garanties de sécurité des États-Unis. Cette démarche, annoncée lundi, vise à soumettre le texte à l’examen des plus hautes instances dans un délai de deux semaines.
Dans une déclaration publiée sur le réseau social X, le chef de l’État ukrainien a insisté sur la portée de cet accord, affirmant que le document doit revêtir une « importance historique ». Le texte est, selon lui, en passe d’atteindre ce niveau d’exigence. Un calendrier précis a été établi pour la quinzaine à venir, incluant des réunions de travail, la finalisation de la rédaction et les étapes potentielles de signature. Parallèlement aux aspects sécuritaires, des instructions ont été transmises à la Première ministre Ioulia Svyrydenko pour approfondir les volets économiques, notamment les accords trilatéraux impliquant l’Ukraine, l’Europe et les États-Unis.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, Volodymyr Zelensky a également abordé le contexte diplomatique global. Il a reconnu l’existence de contacts entre Washington et la Russie concernant un cadre politique pour mettre un terme au conflit. Toutefois, Kiev attend que Moscou exprime clairement sa volonté de finir la guerre de manière concrète. Cette recherche de garanties solides intervient alors que d’autres dirigeants européens ajustent leurs positions, à l’image de Giorgia Meloni qui privilégie les mécanismes de l’OTAN comme garantie de sécurité plutôt que l’envoi de troupes au sol.
Le président ukrainien a par ailleurs averti que si la Russie optait pour la poursuite des hostilités, la communauté internationale devrait réagir en réduisant drastiquement les recettes d’exportation russes. Il a spécifiquement ciblé les pétroliers clandestins et les montages financiers permettant de contourner les sanctions. Cette fermeté fait écho aux préoccupations exprimées par plusieurs responsables de l’UE, alors que Kaja Kallas dénonçait récemment l’escalade russe face aux demandes de sécurité formulées par Kiev.