Guerre en Ukraine : Kaja Kallas dénonce l’escalade russe et l’usage du missile Oreshnik

L’utilisation par la Russie du missile Oreshnik en Ukraine représente une escalade significative et un avertissement direct adressé à l’Europe ainsi qu’aux États-Unis, selon les déclarations faites vendredi par la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas. Cette prise de position intervient alors que plusieurs capitales européennes ont vivement condamné les récentes frappes russes sur le sol ukrainien.

D’après les éléments rapportés par l’agence Anadolu, Kaja Kallas a affirmé sur le réseau social X que « Poutine ne veut pas la paix » et que la réponse de Moscou à la diplomatie se résume à « davantage de missiles et de destruction ». La responsable européenne estime que ce schéma de frappes majeures se poursuivra tant que l’Ukraine ne sera pas aidée pour le briser. Elle a par ailleurs exhorté les pays de l’Union européenne à renforcer les capacités de défense aérienne de Kiev et à alourdir le coût de la guerre pour la Russie via des sanctions accrues.

Le ministère russe de la Défense justifie ce tir de missile hypersonique comme une mesure de représailles suite à une attaque présumée contre une résidence de Vladimir Poutine. En parallèle, les efforts diplomatiques menés par les États-Unis depuis le début du second mandat du président Donald Trump en 2025 se poursuivent, bien qu’aucun résultat concret n’ait encore été observé. Moscou maintient ses exigences, notamment la reconnaissance de son contrôle sur les territoires occupés et la neutralité de l’Ukraine. De son côté, Kiev réclame des garanties de sécurité solides. Cette situation tendue s’inscrit dans un contexte où les infrastructures civiles sont régulièrement visées, comme en témoignent les récents bombardements ayant endommagé l’ambassade du Qatar à Kiev.

Les réactions se multiplient au sein des dirigeants européens face à cette intensification du conflit. Le Premier ministre estonien, Kristen Michal, a qualifié ces attaques de « terrorisme », pointant du doigt les souffrances infligées aux civils privés de services essentiels en hiver. La ministre roumaine des Affaires étrangères, Toiu Oana, a dénoncé des « violations graves du droit international humanitaire », tandis que le ministère letton des Affaires étrangères a condamné une « barbarie pure et simple ». Le Portugal a également réaffirmé son soutien inconditionnel à l’Ukraine face à l’utilisation de cet armement balistique de portée intermédiaire.

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