Le conflit russo-ukrainien, entré cette semaine dans sa cinquième année, connaît un nouveau développement sur le terrain de l’armement stratégique. Alors que les services de renseignement russes accusent Paris et Londres de préparer le transfert d’armes nucléaires vers Kiev, le président ukrainien a pris la parole pour clarifier la situation face à ces allégations.
Lors d’une interview accordée à la chaîne Sky News ce vendredi, Volodymyr Zelensky a formellement démenti s’être vu proposer des armes nucléaires par le Royaume-Uni ou la France. Toutefois, selon les informations relayées par l’agence Anadolu, le chef de l’État ukrainien a précisé qu’il accepterait une telle offre « avec plaisir ». Interrogé sur la possibilité qu’un tel scénario se concrétise et sur les affirmations de Moscou, il a insisté : « Avec plaisir, mais je n’ai pas eu de propositions. Non, cela ne se produit pas ».
Cette mise au point intervient après des déclarations du Service des renseignements extérieurs de la Russie. Plus tôt dans la semaine, Moscou avait accusé les gouvernements britannique et français de travailler activement pour fournir une arme nucléaire à l’Ukraine. Selon la partie russe, Londres et Paris estimeraient que la possession d’un tel arsenal permettrait à Kiev d’obtenir des conditions beaucoup plus favorables pour mettre fin aux hostilités.
Avant cet entretien télévisé, le président ukrainien avait déjà rejeté ces accusations. Lors d’une conférence de presse organisée à Kiev aux côtés du Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store, Volodymyr Zelensky a qualifié les affirmations russes de simples tactiques de pression, déployées en prélude aux futurs pourparlers de paix prévus sous la médiation des États-Unis.