L’annonce par Washington de discussions directes avec Téhéran suscite des réactions immédiates à l’international. Alors que le gouvernement britannique se positionne sur cette nouvelle dynamique diplomatique, les autorités iraniennes apportent une réponse qui contredit la version américaine.
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, s’est exprimé lundi sur les informations faisant état de pourparlers entre les États-Unis et l’Iran. Lors d’une audition devant la commission parlementaire de liaison, le chef du gouvernement a indiqué que le Royaume-Uni était informé de ces échanges. Selon l’agence Anadolu, il a souligné que la priorité absolue devait être un règlement rapide du conflit au Moyen-Orient, assorti d’un accord imposant des restrictions rigoureuses à Téhéran, particulièrement en ce qui concerne ses armes nucléaires.
Interrogé sur les conséquences de cette crise régionale, Keir Starmer a précisé que la Grande-Bretagne ne nourrissait aucune inquiétude significative quant à la sécurité de ses propres approvisionnements énergétiques.
Cette sortie diplomatique fait suite à une déclaration du Président américain Donald Trump, qui a affirmé lundi avoir ordonné un report de cinq jours des frappes prévues contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes. Sur sa plateforme Truth Social, il a évoqué des conversations « très bonnes et productives » tenues au cours des deux derniers jours, visant une résolution complète des hostilités. Il a ensuite réitéré sur la chaîne CNBC la détermination de son administration à conclure un accord avec l’Iran.
De leur côté, les responsables iraniens ont catégoriquement rejeté ces affirmations, soutenant qu’aucune négociation n’était actuellement en cours avec Washington.
Ces développements s’inscrivent dans un contexte de haute tension régionale. Depuis le 28 février, une offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a fait plus de 1 300 morts. Les frappes de riposte iraniennes, menées à l’aide de drones et de missiles contre Israël ainsi que plusieurs pays abritant des bases américaines, ont causé des pertes humaines et d’importants dégâts matériels, tout en provoquant des perturbations majeures sur les marchés mondiaux.