Une vague de violence soudaine dans plusieurs États mexicains a provoqué une réaction en chaîne au niveau diplomatique. Face à la multiplication des affrontements armés et des blocages routiers, plusieurs gouvernements européens ont émis des consignes de sécurité strictes à l’attention de leurs ressortissants présents sur le territoire.
Selon l’agence Anadolu, le Royaume-Uni, la Belgique, l’Italie et la France ont tour à tour appelé leurs citoyens à la plus grande prudence. Le ministère britannique des Affaires étrangères a notamment exhorté ses ressortissants à rester confinés après le signalement de graves incidents dans l’État de Jalisco. Des recommandations similaires ont été formulées par les diplomaties belge et italienne, cette dernière faisant état de tirs et de routes barricadées dans les régions de Guanajuato et du Michoacán. La France a également demandé à ses citoyens d’éviter tout déplacement non essentiel, particulièrement dans les villes de Guadalajara, Puerto Vallarta et Tapalpa.
À l’origine de cette instabilité se trouve une vaste opération des forces fédérales mexicaines menée dimanche à Tapalpa, à environ 130 kilomètres au sud de Guadalajara. Les alertes de sécurité ont été intensifiées suite aux informations faisant état du décès de Nemesio Oseguera Cervantes, alias « El Mencho ». Le chef du cartel de Jalisco Nouvelle Génération (CJNG), considéré comme l’un des narcotrafiquants les plus influents du pays, aurait succombé à des blessures subies lors de son transfert après l’intervention militaire.
En réponse à cette opération, des actes de représailles ont éclaté à travers plusieurs États de l’ouest et du nord du Mexique. Les autorités locales ont recensé des incendies de véhicules et de commerces, ainsi que de multiples barrages routiers. Face à la menace, le gouvernement de l’État de Jalisco a activé une alerte rouge, ordonné la suspension des transports publics et demandé formellement aux habitants de ne pas quitter leur domicile tant que les opérations de sécurisation sont en cours.