À moins d’un kilomètre de Ndiaganiao, les habitants de Titine 2 vivent encore sans courant. Leur village n’est pas raccordé au réseau électrique, alors que les poteaux se trouvent à une vingtaine de mètres, selon leur porte-parole.
Lundi, des hommes et des femmes se sont réunis pour dénoncer cette situation. Certains brandissaient des lampes tempête présentées comme vieilles de plusieurs décennies, tandis que d’autres portaient des brassards rouges et des pancartes réclamant la lumière pour leur localité.
La mobilisation porte sur l’électrification de Titine 2, que les habitants considèrent comme une injustice. Comme le rapporte EMedia, Nguéne Wally Diouf a rappelé que le village est le troisième plus proche de Ndiaganiao, après Thiandène et Ndiaye Ndiaye, décrit comme le village du président Diomaye.
Le porte-parole a surtout comparé leur situation à celle de Titine 1, qui bénéficie déjà de l’éclairage. « Nous ne pouvons pas comprendre que Titine 1 soit éclairé et que nous, à Titine 2, soyons laissés en rade », a-t-il déclaré.
Ce décalage entre les annonces d’électrification et la réalité vécue sur le terrain alimente un débat plus large sur l’effectivité des travaux. À Kaffrine, Thierno Alassane Sall a dénoncé la « chimère » des 37 milliards de l’Aser, mettant en doute la réalisation des opérations annoncées et réclamant que toute la lumière soit faite sur cette nébuleuse. À Titine 2, la proximité des poteaux avec les habitations donne à cette question une traduction concrète : celle d’un village qui voit le réseau sans pouvoir en bénéficier.
Les habitants ont également cité le manque d’eau, l’absence de terrain de football et le défaut d’un espace adapté pour leurs réunions. Nguéne Wally Diouf a averti que la population pourrait boycotter les élections locales et législatives si elle n’obtenait pas satisfaction.
Les habitants avaient voulu organiser une marche pacifique, mais l’autorité administrative leur a refusé l’autorisation.



