Dans le nord de la Syrie, la situation humanitaire connaît une évolution notable sous l’impulsion des forces gouvernementales. Alors que le district d’Aïn al-Arab demeure sous le contrôle des forces YPG/FDS, les autorités de Damas ont activé un plan de sortie pour les populations civiles. Une démarche qui se concrétise par l’ouverture de passages sécurisés sur des axes stratégiques.
C’est une brèche dans le statu quo qui prévaut dans la province d’Alep. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, des familles résidant dans le district d’Aïn al-Arab (Kobané) ont entamé leur sortie de cette zone, actuellement sous l’occupation de l’organisation YPG/FDS. Ce mouvement de population a été rendu possible grâce à l’activation d’un couloir humanitaire spécifiquement désigné par le Commandement des opérations de l’armée syrienne.
D’après les précisions fournies par la télévision d’État syrienne, al-Ikhbaria, les civils empruntent désormais le passage baptisé « Nour Ali ». Ce point de transit a été établi pour garantir une évacuation sans heurts des habitants souhaitant quitter les territoires échappant au contrôle de Damas.
Un dispositif étendu sur deux axes majeurs
Cette initiative ne se limite pas à un point unique. Le Comité des opérations a confirmé, dimanche, le déploiement de deux couloirs humanitaires distincts le long de l’axe reliant Raqqa, Hassaké et Alep. L’objectif affiché est de mailler le territoire pour offrir des options de sortie viables aux populations isolées.
Le dispositif se déploie comme suit :
– Le premier couloir a été établi à proximité du village de Tel Daoud, situé sur la route Raqqa–Hassaké. Cette ouverture s’effectue en coordination directe avec le gouvernorat de Hassaké.
– Le second couloir, celui de Nour Ali, se situe à la jonction d’Aïn al-Arab et opère en coordination avec le gouvernorat d’Alep.
Faciliter l’aide d’urgence
Au-delà de l’aspect sécuritaire, cette manœuvre répond à des impératifs logistiques cruciaux. Les responsables militaires et civils cités par nos sources indiquent que ces corridors ont une double vocation : permettre l’acheminement fluide de l’aide humanitaire vers les zones concernées et assurer le passage prioritaire des cas urgents et des personnes vulnérables.