Syrie : ce que l’armée a découvert dans une prison abandonnée à Raqqa

C’est une plongée glaçante au cœur d’un établissement pénitentiaire fraîchement abandonné que rapportent nos sources sur le terrain. Une équipe de l’agence Anadolu, accompagnée de soldats syriens, a pu pénétrer dans une prison du district d’al-Tabqah, dans la province de Raqqa, autrefois tenue par l’organisation YPG/FDS.

Les images capturées lors de cette visite montrent des couloirs, des dortoirs et des cellules où gisent encore des objets abandonnés, témoins d’une fuite précipitée. Mais au-delà des murs, c’est la détresse humaine qui prédomine : devant l’établissement, des habitants se sont massés, espérant obtenir des nouvelles de proches portés disparus durant l’occupation de la zone.

Selon l’agence de presse officielle syrienne SANA, la reprise de contrôle de ces lieux a révélé des exactions. Il est rapporté que l’organisation a procédé à l’exécution de détenus juste avant son retrait d’al-Tabqah. Le gouvernement syrien, qualifiant ces actes de violations des Conventions de Genève, accuse le groupe de crimes de guerre et a fermement condamné ces agissements.

Sur le plan militaire, la situation évolue rapidement dans ce secteur. L’armée syrienne, qui a repris le contrôle total d’al-Tabqah, enregistre une vague de redditions. Dans la région voisine d’al-Mansoura, 64 membres de l’organisation encerclés par les troupes gouvernementales se sont rendus aux forces de sécurité.

Le département des médias du ministère syrien de la Défense a fourni des chiffres précis sur l’effritement des rangs adverses : 483 membres du groupe ont pris contact avec les autorités pour faire défection, tandis que 181 autres se sont rendus. Ces événements surviennent dans un contexte tendu où, comme nous l’évoquions récemment concernant les opérations à Deir Hafir, les accusations d’entraves aux déplacements civils par les FDS se multiplient.

Malgré l’annonce par le groupe YPG/FDS d’un retrait des zones occupées à l’ouest de l’Euphrate pour se repositionner sur la rive orientale, l’organisation maintient sa présence dans certains secteurs le long du fleuve, où des affrontements avec les forces syriennes se poursuivent.

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