L’armée syrienne a déclenché une vaste opération militaire ciblant les positions de l’organisation YPG/FDS dans la campagne orientale de la province d’Alep. Cette intervention vise spécifiquement la zone de Deir Hafir en réponse à des attaques aériennes et au blocage des populations civiles.
Le Commandement des opérations de l’armée a confirmé que ses forces ont entamé des actions de riposte contre les sites du groupe armé ainsi que ses alliés et les vestiges de l’ancien régime. D’après les éléments relayés par l’agence Anadolu, les zones ciblées servaient de bases logistiques pour le lancement de drones kamikazes de fabrication iranienne en direction de la ville d’Alep. Ces infrastructures jouaient un rôle central dans les bombardements qui frappent l’est de la campagne d’Alep.
Au-delà de l’aspect purement militaire, cette offensive répond à une situation humanitaire critique sur le terrain. Les autorités accusent l’organisation d’utiliser ces positions pour empêcher les civils de quitter la zone de conflit. Cette situation de blocage avait déjà été signalée, les forces en présence entravant l’accès aux voies de sortie sécurisées. Syrie : Les FDS accusés d’entraver l’évacuation des civils via le couloir humanitaire à Deir Hafir. Avant de lancer l’assaut, l’armée a publié quatre cartes identifiant précisément les sites utilisés par les YPG/FDS à Deir Hafir.
Cette escalade militaire intervient alors que les tensions diplomatiques autour de la présence de ces groupes armés s’intensifient dans la région. La possibilité d’une action militaire de Damas avait d’ailleurs été évoquée récemment par des observateurs régionaux face à l’impasse des négociations. Tensions en Syrie et diplomatie : La Turquie n’exclut pas le recours à la force par Damas face aux YPG/FDS.