Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a fait le point jeudi à Istanbul sur la situation sécuritaire en Syrie, affirmant que le dossier des YPG/FDS demeure une préoccupation majeure pour la région. Face aux médias, le diplomate a indiqué que le gouvernement syrien pourrait opter pour une intervention militaire si les pourparlers en cours échouent.
Selon les déclarations rapportées par l’agence Anadolu, des discussions sont actuellement menées entre la Syrie, les États-Unis et l’organisation YPG/FDS, avec Washington assurant un rôle de médiateur. Hakan Fidan a précisé que ces échanges, souvent non publics, visent à résoudre le conflit par la voie diplomatique. Toutefois, Ankara observe un manque de volonté de la part du groupe armé, malgré l’implication des différents acteurs. Le chef de la diplomatie turque a souligné que si la bonne foi ne prévaut pas dans ces négociations, le gouvernement de Damas sera légitime à exercer son « droit constitutionnel et souverain » pour préserver l’unité du pays.
Le ministre a insisté sur l’importance de l’accord du 10 mars 2025, qui prévoit la réintégration des institutions civiles et militaires du nord-est syrien sous l’autorité de l’État, ainsi que la réouverture des infrastructures critiques comme les aéroports et les champs pétroliers. Dans un contexte régional où la Turquie surveille étroitement les menaces à ses frontières, Hakan Fidan a également dénoncé les politiques de division menées par Israël, estimant qu’elles constituent un danger global s’étendant bien au-delà du Proche-Orient.