Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a exprimé ce jeudi à Istanbul l’opposition ferme d’Ankara à toute action militaire extérieure contre l’Iran. Lors d’un point de presse, le chef de la diplomatie turque a abordé les troubles internes de son voisin, tout en évoquant les dossiers syrien et ukrainien, appelant Téhéran à résoudre ses crises par ses propres moyens.
Selon le chef de la diplomatie turque, les difficultés actuelles en Iran découlent principalement de problèmes économiques exacerbés par les sanctions internationales, plutôt que d’une hostilité fondamentale envers le régime qui justifierait une intervention étrangère. « Nous ne voulons voir aucune intervention ici », a martelé Hakan Fidan, soulignant que les problèmes structurels doivent être traités en interne. Cette prise de position intervient dans un contexte régional tendu où la sécurité aux frontières et la stabilité intérieure de l’Iran préoccupent ses voisins.
Évoquant la position américaine, le ministre turc a noté que l’administration du Président Donald Trump ne semble pas privilégier l’usage de forces terrestres dans la région. Il a précisé que les mouvements de contestation, souvent perçus comme des soulèvements idéologiques, relèvent davantage d’une réaction sociale face à la privation d’opportunités économiques. Une situation suivie de près par la communauté internationale, alors que le Président Trump a récemment réagi aux bilans des victimes liés aux manifestations.
Sur le volet syrien, Ankara maintient sa position concernant les YPG/SDF, qualifiés de menace pour la sécurité régionale. Hakan Fidan a réitéré que la présence de ces groupes est considérée comme illégale et a appelé à l’application des accords existants, tout en insistant sur la nécessité d’une représentation équitable des minorités dans une Syrie unifiée.
Enfin, concernant le conflit en Ukraine, la Turquie se positionne comme un acteur clé pour l’après-guerre. Hakan Fidan a indiqué que si un accord de paix venait à être conclu, les forces navales turques seraient prêtes à assumer la surveillance maritime en mer Noire, une région jugée vitale pour la sécurité d’Ankara.