La situation humanitaire et sécuritaire reste précaire dans la région de Deir Hafir, en Syrie, où l’administration locale dénonce un blocus imposé aux populations civiles. Malgré l’ouverture d’un couloir humanitaire sécurisé et la prolongation des délais par le commandement des opérations de l’armée, le groupe des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) empêcherait les habitants de quitter la zone pour rejoindre les territoires sous contrôle gouvernemental.
Selon l’agence Anadolu, qui rapporte des informations de médias syriens, cette obstruction persiste alors que des dispositifs d’accueil ont été mis en place. Des unités de l’armée syrienne, accompagnées d’équipes de la défense civile, se sont positionnées près du village de Humaymah, situé à l’est d’Alep. Ce déploiement vise à sécuriser l’arrivée des civils via le corridor désigné. Cette mobilisation sur le terrain s’inscrit dans une dynamique plus large où l’armée a déployé des renforts militaires à l’est d’Alep face à la montée des tensions dans ce secteur stratégique.
Face au blocage des voies principales, les conséquences pour les populations sont immédiates et périlleuses. Des habitants du village d’Al-Mabouja, rattaché administrativement à Deir Hafir, se voient contraints d’emprunter des routes secondaires et des chemins agricoles dangereux pour tenter de rallier les zones contrôlées par l’État. Ces mouvements de population interviennent dans un contexte de frictions persistantes concernant l’application des accords passés. En effet, la présidence syrienne avait annoncé en mars 2025 un accord d’intégration des FDS aux institutions étatiques, suivi en avril d’un protocole spécifique pour les quartiers d’Alep, exigeant le retrait des forces militaires vers l’est de l’Euphrate.
Les autorités syriennes constatent cependant que les termes de ces ententes ne sont pas respectés par le groupe armé. Pour réaffirmer son autorité, l’armée a déclaré l’ouest de l’Euphrate zone militaire et ordonne le retrait des FDS, marquant une volonté de rétablir la sécurité nationale. Ces événements surviennent alors que le gouvernement poursuit ses efforts de stabilisation depuis le changement de régime opéré en décembre 2024.