La rumeur d’une candidature de l’ancien président sénégalais au poste de Secrétaire général des Nations Unies circule avec insistance. Si la perspective de voir les nouvelles autorités soutenir cette ambition peut surprendre au regard du climat politique national, une lecture stratégique de la situation met en lumière des avantages majeurs pour le pouvoir en place.
Selon une analyse détaillée par le journal Sud Quotidien, le président Bassirou Diomaye Faye aurait un intérêt direct à parrainer la candidature de Macky Sall pour succéder à António Guterres le 31 décembre prochain. Cette démarche reposerait sur deux piliers : l’un géostratégique, l’autre lié à la jurisprudence politique sénégalaise.
Sur le plan géostratégique, l’enjeu se situe à l’horizon de l’élection présidentielle de 2029. Actuellement, l’Alliance pour la République (APR) et son leader opposent une forte résistance à la coalition au pouvoir. Contrairement à Léopold Sédar Senghor ou Abdou Diouf qui s’étaient mis en retrait de la vie politique après leur départ, Macky Sall conserve la présidence de son parti et maintient une présence active dans le débat public.
Une élection à la tête de l’ONU contraindrait l’ancien chef de l’État à démissionner de ses fonctions partisanes. Sud Quotidien souligne que s’il effectue un ou deux mandats à New York, il achèverait sa mission onusienne à l’âge de 75 ans, l’excluant de fait de la course à la magistrature suprême pour les prochaines décennies. Une option qui permettrait au parti Pastef d’écarter son principal adversaire de la scène nationale.
Le second argument s’appuie sur l’histoire diplomatique du Sénégal. L’analyse rappelle l’épisode de la candidature d’Abdou Diouf au secrétariat général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Après l’alternance de 2000, le président Abdoulaye Wade s’était d’abord montré réticent à soutenir son prédécesseur. L’intervention du président français de l’époque, Jacques Chirac, avait finalement conduit Abdoulaye Wade à valider et porter cette candidature.
D’autres exemples de pragmatisme diplomatique existent, à l’image du parrainage par Paris de la Rwandaise Louise Mushikiwabo pour diriger l’OIF, malgré des relations complexes. Pour les observateurs cités par notre source, s’inspirer de ces précédents permettrait à l’actuel Exécutif d’éviter un camouflet diplomatique, tout en transformant une rivalité interne en un positionnement international avantageux.
Ton ennemi reste toujours ton ennemi jamais au plus grand pour ce parrainage wa APR vont ouvrir leur grande gueule pour dire que Macky n’est égal à personne ici au Sénégal or ce poste de SG de l’ONU n’a aucune influence en Afrique combien d’africains l’ont occupé qu’est ce que ça a changé en Afrique rien à part reste bouche bée et on te dirige et t’encourager à mieux succer les pays africains