Sermon de la Korité : la requête spécifique de l’imam Mountaga Tall à l’État pour apaiser le milieu universitaire

La communauté omarienne a célébré la fête de l’Aïd El-Fitr le vendredi 20 mars à Dakar. Lors de la prière dirigée à la mosquée de la corniche ouest, l’imam ratib Thierno Saïdou Mountaga Tall a prononcé un sermon axé sur la préservation des valeurs familiales. Au-delà des recommandations religieuses, le guide a profité de la présence de membres du gouvernement pour adresser un message direct à l’État concernant l’encadrement et l’avenir de la jeunesse.

Dans la première partie de son adresse, Thierno Saïdou Mountaga Tall s’est focalisé sur la responsabilité parentale face aux dérives sociales. Le guide religieux a souligné l’urgence de protéger les enfants des influences négatives. « Le Prophète nous a enseigné que l’éducation commence dès le bas âge et implique une vigilance constante sur les fréquentations », a-t-il rappelé aux fidèles. Il a insisté sur le fait que l’islam prône la construction d’une personnalité équilibrée par le biais d’une éducation saine et rigoureuse. L’imam a également averti les parents de leur responsabilité spirituelle : « Un enfant est un don de Dieu. Mais sachez que, le jour du Jugement dernier, nous serons interrogés sur la manière dont nous les avons éduqués. »

L’intervention du dignitaire religieux s’est ensuite orientée vers le rôle des pouvoirs publics. Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, Thierno Saïdou Mountaga Tall a exhorté l’État du Sénégal à accroître ses investissements dans la formation des jeunes. Il a ciblé un point précis des tensions universitaires en demandant aux autorités de trouver une issue définitive au paiement des allocations financières destinées aux étudiants. « La jeunesse joue un rôle central, car elle représente l’avenir. C’est pourquoi j’appelle l’État du Sénégal à régler définitivement le problème des bourses », a déclaré l’imam.

Il a formellement invité les différentes parties prenantes, notamment les autorités étatiques et les représentants étudiants, à privilégier la concertation, rappelant que « la confrontation n’a jamais rien réglé ».

Ce plaidoyer a été prononcé devant une délégation officielle. Parmi les membres du gouvernement venus assister à la prière à la mosquée omarienne figuraient Ibrahima Sy, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, ainsi que Cheikh Tidiane Dièye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

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