Sept élèves policières enceintes : Sagna réclame leur réintégration après l’accouchement

Guy Marius Sagna conteste l’exclusion de sept élèves policières de la 49e promotion de l’École nationale de police, décidée en raison de leur grossesse. Le député demande qu’elles puissent reprendre leur formation après leur accouchement.

Le cas des élèves policières exclues pour grossesse a été évoqué dans une question écrite adressée au gouvernement. En réponse, le ministre de l’Intérieur a défendu la mesure en s’appuyant sur des textes que Guy Marius Sagna juge inadaptés à la situation.

Dans sa publication, rapportée par Seneweb, le parlementaire estime que les dispositions concernant les résultats insuffisants ou les manquements disciplinaires ne peuvent justifier une exclusion liée à une grossesse. Il interroge notamment la distinction de traitement entre un élève policier dont la partenaire attend un enfant et une élève enceinte qui risque, elle, de perdre sa place en formation.

Les sept femmes avaient auparavant servi comme policières auxiliaires volontaires avant de réussir le concours d’entrée à l’École nationale de police. Leur formation a commencé le 3 mars 2025. D’après les éléments présentés dans la question écrite, elles avaient achevé le premier volet du cursus, la formation initiale, avant d’être invitées, en juillet 2025, à prendre leur congé de maternité.

Guy Marius Sagna estime que l’administration aurait pu leur permettre de reprendre leur parcours au sein de la 50e ou de la 51e promotion. Il demande aussi une révision des textes encadrant la formation des élèves policiers, afin d’éviter des interprétations qu’il considère discriminatoires.

Le député a invité les sept femmes concernées à faire connaître leur version des faits.

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