La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) poursuit son offensive sur les marchés financiers avec l’admission de nouvelles obligations liées au développement durable à la Bourse de Luxembourg. D’un montant de 108 milliards de francs CFA (164 millions d’euros), cette opération de titrisation, adossée à des créances d’électricité impayées, a été référencée sur la plateforme Luxembourg Green Exchange (LGX). Elle intervient moins de deux mois après le lancement de la cotation de son premier Fonds Commun de Titrisation de Créances (FCTC), qui avait mobilisé 120 milliards de FCFA le 6 mai 2026, confirmant la capacité de l’entreprise à innover pour financer sa transition énergétique.
Selon les précisions fournies par la Senelec, 52,5 % des fonds levés seront consacrés à des projets d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique. L’opération s’accompagne d’engagements mesurables, notamment sur la réduction des pertes du réseau de transport et l’amélioration de l’accès des populations à l’électricité.
Pour les clients, cette levée de fonds n’entraînera pas de baisse immédiate des factures. En revanche, les investissements prévus devraient produire des bénéfices à moyen terme. La modernisation des infrastructures pourrait réduire les risques de coupures et garantir une distribution plus stable. Le développement des énergies renouvelables vise également à limiter la dépendance aux combustibles fossiles, dont les prix sont volatils, ce qui pourrait à terme contribuer à une meilleure maîtrise des coûts de production.
Le directeur général de la Senelec, Papa Toby Gaye, avait qualifié la démarche de titrisation d’« innovation structurante » lors du lancement du FCTC en mai. Le nouveau financement conforte cette stratégie de diversification des sources de l’entreprise et, selon Senenews, témoigne de la confiance des investisseurs dans la Vision Sénégal 2050.
