Le décret n°99-252 du 5 mars 1999, relatif au protocole de la République du Sénégal, fixe précisément l’ordre de préséance des autorités dans les cérémonies officielles. Protocole d’État, comprendre la hiérarchie fixée par ledit décret…
Ce que dit le décret (principe général)
Dans l’esprit du texte, la hiérarchie protocolaire repose sur la fonction institutionnelle et non sur la popularité ou le poids politique ponctuel. L’objectif est d’éviter les conflits de préséance lors des cérémonies publiques.
Concernant députés et préfets
Dans l’ordre protocolaire général établi par le décret :
Les députés (Assemblée nationale) sont placés dans le bloc des autorités politiques nationales, représentant le pouvoir législatif.
Les préfets et sous-préfets, eux, sont des autorités administratives déconcentrées, représentant l’État dans le territoire.
En pratique protocolaire
Le député est généralement placé avant le préfet dans l’ordre de préséance national.
Mais le préfet reste l’autorité organisatrice du protocole local lors des cérémonies tenues dans son ressort, ce qui lui donne un rôle d’encadrement de la tribune et du respect des règles.
Ce que le décret permet surtout de comprendre
Le texte insiste sur trois principes clés
Primauté des institutions nationales élues dans l’ordre symbolique.
Autorité du représentant de l’État (préfet) pour organiser matériellement le protocole dans sa circonscription.
Nécessité de coordination entre autorités pour éviter les incidents de préséance.
Lecture de l’incident de Koumpentoum
Dans ce cadre, l’épisode du festival de Pencum Niany s’explique souvent par une collision entre deux logiques :
la logique de préséance institutionnelle (député) et la logique de gestion protocolaire locale (préfet)
Le décret n’autorise pas une autorité à “écraser” l’autre, mais impose une discipline commune du protocole, souvent interprétée différemment sur le terrain.


Puisque le préfet incarne la république, tout citoyen et toute citoyenne, quelque soit sa fonction, a le devoir (non l’obligation) de respecter; donc de tenir debout, l’institution qui régit sa vie et l’accompagnement de sa mort. Qui peut imaginer un seul instant un juge refuser de se lever lorsque Président de la république demande de se lever pour chanter l’hymne national? Pourra-t-il évoquer que le chef de l’état n’a pas d’ordre à lui donner parce qu’il prête serment devant le juge. Le respect des usages est important. Donc, nos élus doivent savoir qu’ils ne sont républicains que s’ils se lèvent pour la république.
Le Vrai.
@le vrai
Le prefet a tort, il ne faut pas essayer de nous enfumer.