Sénégal : à l’Assemblée, le gouvernement détaille sa riposte aux menaces venues du Sahel

Le gouvernement sénégalais a réaffirmé, vendredi 22 mai 2026 devant les députés, sa volonté d’empêcher que l’instabilité sahélienne ne gagne le territoire national. La ligne défendue à l’Assemblée repose sur deux leviers présentés comme complémentaires : le maintien du dialogue diplomatique avec Bamako et le renforcement du dispositif sécuritaire le long des frontières.

Au cours des échanges rapportés par Xibaaru, le ministre des Affaires étrangères, Cheikh Niang, a rappelé que la crise malienne constituait un défi pour toute l’Afrique de l’Ouest. Il a insisté sur la nécessité de garder un contact permanent avec les autorités maliennes, sans détailler les discussions en cours. Le chef de la diplomatie a aussi mis en avant la solidarité historique entre Dakar et Bamako, en estimant que la stabilité du Mali restait une condition essentielle de la survie sociale. Dans le même temps, Dakar poursuit un plaidoyer auprès de ses partenaires internationaux pour éviter l’isolement du Mali et préserver la continuité des appuis extérieurs.

Sur le terrain sécuritaire, le ministre des Forces armées, Birame Diop, a indiqué que des moyens dissuasifs étaient déjà positionnés dans les secteurs jugés sensibles. Il a expliqué que les forces de défense et de sécurité travaillaient dans une logique d’anticipation afin de prévenir toute incursion terroriste. Il a également appelé les populations vivant près des frontières à collaborer davantage avec les unités déployées, en soulignant l’importance du renseignement humain face aux menaces asymétriques.

Cette orientation s’inscrit dans un renforcement déjà visible dans l’est du pays. En avril 2026, la Gendarmerie a mis en service trois nouveaux points d’appui du GARSI 2 à Saïensoutou, Moussala et Médina Bafé, lors de cérémonies tenues les 8 et 9 avril sous la présidence du général Birame Diop. Ce déploiement visait à densifier la présence des forces de sécurité dans une zone stratégique et à améliorer la couverture territoriale.

À l’Assemblée, les autorités ont aussi mis en avant la coopération régionale et internationale comme autre pilier de leur stratégie. Des commissions mixtes avec le Mali assurent déjà le partage d’informations et le suivi des flux transfrontaliers, tandis que des partenariats militaires sont présentés comme un moyen de préserver le Sénégal dans un environnement régional instable.

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