Saly Portudal : un maçon jugé pour le vol d’un déodorant à 500 FCFA dans un magasin

Le Tribunal d’instance de Mbour a examiné jeudi le cas de B. D, maçon domicilié à Grand-Mbour, poursuivi pour vol dans un magasin  dans un magasin à Saly Portudal. Le préjudice : un flacon de déodorant d’une valeur de 500 FCFA.

Les faits : un vol filmé par les caméras de surveillance

Selon senenews, les faits se sont produits à la veille de la Tabaski , en pleine affluence dans le magasin. Selon l’accusation, B. D se serait dirigé vers le rayon des produits cosmétiques avant de dissimuler le flacon de déodorant dans ses vêtement pour tenter de quitter les lieux sans passer en caisse.

Le système de vidéosurveillance de l’établissement a permis de détecter le geste en temps réel. Alertés par un agent de sécurité distant, les responsables du magasin ont procédé à son interpellation à la sortie . Le produit a été retrouvé sur lui lors du contrôle effectué par les vigiles.

Le parquet requiert six mois ferme en raison de la récidive

Le ministère public a écarté la thèse de l’oubli. S’appuyant sur le passé judiciaire du prévenu, déjà condamné à plusieurs reprises pour des faits similaires, le représentant du parquet a requis deux ans d’emprisonnement, dont six mois .

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Un commentaire

  1. Senego, cessons de ménager les susceptibilités et nommons clairement le responsable : il s’agit de l’enseigne Auchan.

    ​Il est proprement scandaleux, voire indécent, qu’un grand groupe international traîne un individu devant les tribunaux pour la somme dérisoire de 500 FCFA.

    Une telle attitude est le reflet d’une mesquinerie déconnectée de toute réalité humaine. Loin de moi l’idée de cautionner le vol à l’étalage, mais la disproportion de cette riposte frise le ridicule.

    ​Mobiliser les services de police, prolonger une garde à vue, maintenir en détention et engager toute la machine judiciaire pour un préjudice si infime est un non-sens absolu. Cette parodie de justice va coûter, au bas mot, 200 000 FCFA au contribuable.

    À l’issue du délibéré, le juge s’honorerait à renvoyer cette facture exorbitante directement à Auchan, pour leur apprendre le sens des priorités.

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