Le lancement du projet COPEJ à Saint-Louis ouvre une nouvelle offre de formation pour les jeunes dans les métiers de l’environnement, avec en plus la pose de la première pierre d’un centre de formation professionnelle à Rao. L’initiative est présentée comme une réponse aux défis climatiques et environnementaux, tout en visant l’employabilité et l’entrepreneuriat vert et bleu.
Ce vendredi, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abdourahmane Diouf, a officiellement lancé le projet « Compétences Professionnelles pour l’Employabilité des Jeunes en Environnement ». Il a ensuite procédé à la pose de la première pierre du centre prévu à Rao, financé dans le cadre de ce programme.
Le projet repose sur trois axes annoncés par le ministre : le développement des compétences techniques et professionnelles des jeunes dans les métiers de l’environnement, la restauration des écosystèmes et la préservation de la biodiversité, ainsi que la promotion de l’entrepreneuriat vert et bleu. Il concerne aussi l’économie circulaire, la valorisation des ressources naturelles et des activités génératrices de revenus durables.
Abdourahmane Diouf a indiqué qu’un financement de 24,8 millions de dollars canadiens soutient cette initiative, qui vise à renforcer la coopération entre le Sénégal et le Canada pour le développement durable, la formation professionnelle et la résilience climatique, un cadrage repris dans les éléments rapportés par Sud Quotidien. Le projet cible particulièrement les jeunes et les femmes, avec des zones d’intervention situées dans les réserves de biosphère du delta du fleuve Sénégal et du delta du Saloum.
Le ministre a situé ce lancement dans un contexte marqué par lesïfets des changements climatiques, l’érosion côtière, la dégradation des écosystèmes, la pression sur les ressources naturelles, la salinisation des terres et la vulnérabilité économique des populations. Face à ces enjeux, il a défendu des réponses qu’il veut innovantes, inclusives et durables, en plaçant les jeunes et les femmes au cœur des solutions.
Il a aussi dit souhaiter que le projet COPEJ devienne un modèle de coopération internationale fondé sur le partage d’expertise, le transfert de compétences, l’innovation et la promotion de solutions durables. Mme Yolaine Arseneau, directrice générale du CEGEP de la Gaspésie et des Îles au Canada, maître d’ouvrage du projet, a pour sa part déclaré avoir voulu faire partie de la solution avec un programme qu’elle présente comme ambitieux et destiné aux jeunes, en particulier aux jeunes femmes vulnérables. Ce lancement et ces déclarations sont rapportés par Sud Quotidien.