La représentation diplomatique des États-Unis à Bagdad a relevé son niveau de vigilance face à des menaces sécuritaires dans la capitale irakienne. Une alerte diffusée jeudi détaille des risques ciblés pour les prochains jours, aboutissant à une instruction directe adressée aux citoyens américains présents sur le territoire.
Selon l’agence Anadolu, l’ambassade américaine a formellement appelé ses ressortissants à quitter l’Irak sans délai. Par le biais d’une alerte de sécurité publiée sur le réseau social X, la mission diplomatique a mis en garde contre de possibles attaques prévues dans une fenêtre de 24 à 48 heures. La directive est explicite : les citoyens américains sont exhortés à ne se rendre en Irak sous aucun prétexte et à quitter immédiatement le pays s’ils s’y trouvent déjà.
Le document précise que des milices irakiennes alliées à l’Iran prépareraient des opérations dans le centre de Bagdad. Les cibles potentielles énumérées comprennent les ressortissants américains, les entreprises, les universités, les installations diplomatiques, ainsi que les infrastructures énergétiques, les hôtels et les aéroports. Les institutions irakiennes et les sites civils perçus comme liés aux États-Unis sont également concernés. L’ambassade rappelle que ces groupes armés ont par le passé ciblé des Américains dans le cadre d’enlèvements.
Dans sa communication, la représentation américaine indique que le gouvernement irakien n’a pas été en mesure de prévenir les attaques survenues sur son sol ou lancées depuis son territoire. Elle ajoute que certains membres de ces milices pourraient détenir des pièces d’identité officielles ou entretenir des liens avec des institutions étatiques. Washington accuse régulièrement certains groupes militants irakiens de mener des attaques contre ses bases dans la région avec le soutien de l’Iran.
Notre rédaction note que cette alerte s’inscrit dans un climat régional particulièrement tendu. Depuis le 28 février, les États-Unis et Israël maintiennent une offensive aérienne contre l’Iran, ayant entraîné la mort de plus de 1 340 personnes, dont l’ancien guide suprême Ali Khamenei. En riposte, Téhéran a mené des frappes de drones et de missiles visant Israël, la Jordanie, les pays du Golfe et l’Irak, où se trouvent des installations militaires américaines, provoquant des dégâts matériels et perturbant le trafic aérien mondial.