À l’Assemblée nationale du Sénégal, les députés doivent examiner mardi une proposition de loi modifiant le code électoral, notamment les articles L29 et L30. Cette plénière intervient à deux jours d’une rencontre annoncée entre le ministre de l’Intérieur et les partis politiques. Mais pour Ayib Daffé, président du groupe parlementaire Pastef, initiateur du texte, « il n’y a aucune contradiction dans le calendrier ».
Invité de l’émission Point de vue sur la RTS, il précise que « la procédure législative a été engagée bien avant la convocation de cette réunion », écartant ainsi toute idée de télescopage entre les deux séquences.
Sur la rencontre elle-même, le parlementaire se veut clair. « Il ne s’agit pas d’un dialogue politique ni d’une concertation, mais d’un échange sur le processus électoral ». Une nuance qu’il juge essentielle pour éviter toute confusion sur la portée de l’initiative du ministère de l’Intérieur.
Ayib Daffé rappelle par ailleurs que « le véritable cadre de dialogue entre acteurs politiques et société civile a déjà eu lieu », en référence aux discussions organisées en août dernier. « Les questions actuellement débattues y ont été largement abordées », souligne-t-il, tout en notant qu’« une bonne partie de l’opposition avait boycotté ces échanges ».
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