Rejet de la LFR : Le maire de Koungheul demande au président Diomaye de prendre ses responsabilités

Le rejet de la Loi de finances rectificative (LFR) à l’Assemblée nationale continue de provoquer des réactions dans la classe politique sénégalaise. Le maire de Koungheul, Alioune Badara Ly, est monté au créneau pour dénoncer l’attitude des députés de la majorité Pastef, qu’il accuse de privilégier des considérations politiques au détriment de l’intérêt général.

Dans une déclaration particulièrement virulente, l’édile de Koungheul n’a pas mâché ses mots. Il qualifie la situation à l’Assemblée nationale de « triste » et estime que le rejet du texte budgétaire s’apparente à du « gangstérisme à haut vol ».

Pour l’ancien directeur général du Cadre de vie, cette décision déshonore ses auteurs, qui seraient davantage préoccupés par leur propre sort que par les intérêts du peuple sénégalais. « Nous disons oui à une Assemblée nationale de rupture, mais non à des députés revanchards, rancuniers », martèle-t-il.

Alioune Badara Ly déplore également ce qu’il considère comme une remise en cause de la volonté populaire et un affaiblissement des institutions. Il appelle les acteurs politiques à préserver les acquis institutionnels du Sénégal, construits, selon lui, au prix de nombreux sacrifices. Dans la même veine, il dénonce le « populisme de mauvais aloi » et invite les responsables politiques, notamment Ousmane Sonko et ses soutiens, à mettre un terme à ce qu’il assimile à une logique de rancune politique.

En conclusion, le maire de Koungheul interpelle directement le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qu’il invite à prendre ses responsabilités face à cette situation. « Le Sénégal survivra à nos appartenances politiques privées », rappelle-t-il, avant d’affirmer que le Pastef ne saurait avoir raison contre les 18 millions de Sénégalais.

Pour Alioune Badara Ly, le patriotisme ne saurait se confondre avec la défense d’intérêts partisans. Il appelle ainsi à mettre fin à la « politique politicienne » et à la manipulation dans la gestion des affaires publiques.

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