Réformes institutionnelles : Oumar Sarr juge « inutile » la CENI proposée

Ce dimanche 17 mai 2026, Oumar Sarr a longuement attaqué les quatre avant-projets de loi portés par le président Bassirou Diomaye Faye. Lors de son passage au « Grand Jury » sur la RFM, le coordonnateur du FDR a visé la réforme de la Constitution, celle du Code électoral, le texte sur les partis politiques et celui relatif au Conseil constitutionnel.

Sur le volet constitutionnel, l’ancien ministre des Mines a estimé que la nouvelle formule proposée accroît trop le poids du Premier ministre. Comme l’a rapporté Seneplus, il conteste en particulier l’idée selon laquelle le président définirait la politique de la nation en concertation avec le chef du gouvernement. À ses yeux, cette écriture brouille la nature présidentielle du régime et peut ouvrir la voie à des conflits institutionnels. Le maire de Dagana a aussi rejeté la future Cour constitutionnelle, présentée, comme l’écrit Dagana, comme une structure distincte mais perçue par lui comme un simple moyen de remplacer les membres actuels du Conseil constitutionnel.

Sa critique s’est aussi étendue à l’organisation des élections. Oumar Sarr a jugé inutile la Commission électorale nationale autonome telle qu’elle est envisagée. En comparant ce schéma à l’exemple béninois, il a considéré que les compétences annoncées ne vont pas assez loin. Il a également alerté sur l’absence de révision des listes électorales alors que les élections locales sont attendues dans neuf mois. Sur les articles L29 et L30 du Code électoral, il a défendu une autre approche : pour lui, la déchéance électorale ne devrait pas relever du Code électoral, mais du juge pénal au moment de la condamnation.

Le responsable du FDR a enfin affiché une opposition totale au projet de loi sur les partis politiques. Il refuse l’exigence de 15 000 parrainages pour créer une formation, qu’il juge contraire au droit constitutionnel de constituer un parti. Il a annoncé que le FDR prépare un contre-projet, avec notamment un cadre sur le statut de l’opposition et le financement des partis, sujet qu’il dit absent du texte gouvernemental. Oumar Sarr a aussi dénoncé les limites du système de déclaration de patrimoine, en soulignant que les avoirs en espèces n’y sont pas intégrés et qu’une personne sur trois seulement remplirait cette obligation dans le dispositif actuel.

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