Le Plan Sénégal émergent (PSE) a commencé à montrer ses tares au cours de sa mise en œuvre, dans la première phase. C’est une remarque du maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé, qui demande au gouvernement d’y apporter des correctifs pour un développement plus équilibré des territoires.
Chantier électoraliste
La réhabilitation du marché central de Thiès qui avait été ravagé par un incendie avance à pas de tortue, selon le maire Abdoulaye Baldé qui rappelle que « la mairie voulait entamer les travaux avec l’aide de nos partenaires internationaux. Mais le président de la République, par l’intermédiaire de son ex premier ministre, nous avait demandé de laisser l’État procéder à la reconstruction. Les collectivités locales étant des démembrements de l’État, les autorités municipales de Ziguinchor ont pu accéder à cette demande et l’exécution du projet a été confiée à l’Agetip.
Soucis de gestion
Mais Abdoulaye Baldé l’a qualifié de « projet fast track » parce qu’il a été exécuté à pas de charge et à l’épreuve de la pratique, on s’est rendu compte qu’ « il y avait un certain nombres d’études qui n’avaient pas été faites préalablement ». Notamment des obstacles sur le plan technique, mais il s’agit d’un projet participatif ayant fait l’objet de concertations autour de la maquette et des plans, avec l’Agetip et les commerçants. Cependant, le maire de Ziguinchor a déploré les difficultés qui se posent à l’accessibilité du marché, du fait de l’occupation anarchique des allées et l’aménagement irrégulier d’espaces par des vendeurs. Malgré les mesures sévères prises par la municipalité à l’encontre des contrevenants, Baldé signale que les interventions qui lui parviennent de toutes parts n’arrangent pas toujours les choses.
Correctifs au PSE
Parlant du Plan Sénégal émergent (PSE), Abdoulaye Baldé a reconnu que « c’est un document de planification stratégique qui s’étend jusqu’à l’horizon 2035 et concerne plusieurs secteurs ». Malheureusement pour lui, la première phase n’a concerné jusque-là que les grandes agglomérations et les grands centres urbains. Aujourd’hui que le gouvernement « fast tract » a été mis en place, l’édile de la capitale sud du pays considère qu’il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, n’importe comment. Selon lui, il y a des correctifs à apporter au PSE pour développer l’arrière pays, sans quoi, « l’émergence restera éternellement un rêve »